Lol, en effet cela ressemble étrangement aux trouvailles de la mentalité sectaire apocalyptique des 2 premiers siècles avant notre ère.
>>>> « le nom Yahvéh, « Il est », affirme alors, sinon explicitement l’Etre absolu de Dieu, tel que philosophie et théologie le définiront plus tard, du moins déjà son existence sans restriction (qu’on opposera au « néant » des autres dieux). Cf Is 42,8. » J’en déduis donc qu’ici qu’en affirmant son existence, Dieu induit l’idée qu’aucun autre dieu n’existe à part lui : j’y vois donc une profession de foi monothéiste !
Ce n’est pas ce que semble dire Bottéro par rapport à sa façon d’interpréter la pensée de Moïse. L’idée est que de ce dieu mystérieux on ne pouvait rien savoir d’autre que son nom, cad qu’ Il existait, qu’Il était là , présent Affirmation seulement de son existence et de sa présence pour le moment :
« ‘Je suis qui je suis’, autrement dit : ‘Personne n’a rien d’autre à savoir de Moi que mon existence, ma réalité ; tout le reste est mystère, impossible à percer et inutile à savoir !’. En pensant et en parlant ainsi, Moïse voulait évacuer totalement … tout « anthropomorphisme », littéralement : toute forme humaine ».
Par contre pour Isaïe, pas de problème, car à partir du VIII siecle av JC (avec toutes les guerres assyriennes de conquête et le laisser -aller du peuple d’Israël) les prophètes « ont posé la nécessité du châtiment et démontré que la justice de Yahvé était absolue et universelle, qu’Il dominait l’univers ».
Lothiriel >>> bon, mon pc m'ayant une fois de plus honteusement lâchée au milieu d'une réponse, je recommence patiemment.. Je sens que je vais couper ma réponse en morceaux histoire de ne pas avoir à tout refaire en cas de plantage...
Alors, tape d’abord ton texte dans Word, puis ouvre sur le forum, clique sur ‘répondre’, puis un copier/coller fera l’affaire et tu perdras surtout moins de temps ;-)) et cela te permet d’aller grignoter un petit qqchose … Je fais comme cela maintenant, surtout pour des réponses longues.
>>>> J'ai jeté un oeil dans ce bon vieux Dictionnaire de théologie catholique,
Et moi dans mon encyclopedia universalis ;-) et l’entrée ‘Evangiles’ due à un certain Xavier Léon – Dufour tient des propos qui vont dans ton sens :
« Grâce à des analyses minutieuses, on est parvenu à discerner les strates de sa rédaction.
A l’origine se trouvent sans doute les souvenirs de l’apôtre Jean, fils de Zébédée, du moins pour les passages qui ne portent pas la marque ‘johannique’ (de l’évangiliste).
Puis 3 étapes :
D’abord l’école johannique, comportant des théologiens et des prédicateurs, disciples de Jean, qui, par leurs traditions orales, ont déterminé les principales compositions dramatiques et les grands discours de l’évangile.
Puis apparaît un évangéliste-écrivain auquel revient l’organisation de l’ensemble.
Enfin un rédacteur-compilateur qui a procédé à de nombreuses additions, telles que les chapitres XV à XVII.
Le quatrième évangile a donc connu une longue histoire littéraire …Sans doute aussi des influences d’ordre philosophique (philonisme ou hermétisme) ont-elles joué sur les rédacteurs, sans modifier pour autant la source chrétienne … »
J’ai l’impression d’avoir affaire à une maison d’édition :ol Il donne aussi une biblio qu’il faudrait consulter pour vérifier, mais je crois que ce sont des encyclopédies ‘sérieuses’.
Cathy

