Sur ces trois monothéismes, le cas du judaïsme est sans doute le plus "statique", du fait même de la notion de "peuple élu" et de Loi (si quelqu'un de plus calé que moi sur le judaïsme peut me contredire????).
Heu mais la loi n'est rien sans son commentaire. La religion ne peut se comprendre sans le Talmud et l'interpretation rabinique. C'est une religion sans clerge, elle se divise en de nombreuses mouvances selon des clivages ethniques (eg shefarades/askenazes) ou de pensee (des plus ultra-religieux aux plus liberaux). Il y a des femmes rabins, ca manque un peu chez les catholiques.
Il faut se mefie des jugements generalisateurs sur les religions que l'on ne connait pas vraiment. Par exemple on pourrait dire que l'Islam est necesserement fige. En effet le texte meme du Coran est sense etre dicte directement par dieu, il est le mot meme de dieu, a l'oppose aux ecrits precedents (nouvelles et anciennes alliances) qui relate les enseignements des autres appotre (Abraham, Moise, Jesus, Noe) mais deforme par les hommes.
Ceci dit il suffit de pue d'effort pour decouvrir une pensee extrement riche et interressante partage en divers ecoles.
A propos, d'apres ce que j'ai compris, le coran ne dit pas d'ou viennent les anges (mais que dieu est libre d'ajouter ce qu'il veut a la creation). Les anges ont un role de messager. Certains d'entre eux ont un role fort important (eg Gabriel le porteur du verbe de dieu).
Ceci dit pour la plus part des ecoles de pensee, Adam etait le lieutenant de dieu (dieu lui laisse la charge de nomer les animaux) et les anges lui etait inferieur (et sont inferieures aux hommes). Satan, l'ange dechut est celui qui refusa cette subordination a Adam (et pour se venger fut le tentateur dans l'histoire de la pomme).
Il existe cependant une troisieme especes, les Djinns. Ce sont des etres elementaux (lies aux mythologies pre-monotheiste), ils ont ete cree par dieu et peuvent se reproduire avec les humains. Ils peuvent etres bon ou mauvais.
Je trouve cette distinction tres interressante, c'est une sortie elegante ppour interpreter les influences anciennes pre-monotheiste sur les textes, legendes et coutumes ulterieures. Par exemple cela permetrait d'interpreter plus facilement le passage sur les Nephilims cites au debut. Par contre, c'est assez orthogonal a Tolkien.
Les athématiques sont universelles, c'est vrai.On peut rattacher à cette universalité la plupart des sciences exactes.
L'artihmetique n'a rien d'universelle en soit. Par exemple dans Z/3Z
2+2=1. De meme il existe des geometries non euclidiennes, des logiques non classiques (ou par exemples le principes du tiers exclus ("A ou non A est toujours vrai", ou si vous preferez "il faut qu'une porte soit ouverte ou fermee") n'est pas valable. Ce qui est universelles c'est le raisonement mathematique. Quand je parle d'univerersalite mathematique, j'entend par mathematiques, science hypothetico-deductive.
La Raison est plutôt à rattacher à la Philosophie, qui elle diffère énormément selon les cultures.La Sagesse d'un Indien d'Amérique du Nord ne sera pas celle d'un Allemand ou d'un Chinois (pour siplifier)
Non la raison est universelle, comme les mathematiques. C'est pas seulement un apriori platonicien mais aussi la constatation que dans les champs exempts d'influence culturelles (comme les science hypothetico deductives, comme les maths par exemples mais aussi les echecs ou le go) les individus arrivent a se comprendre quelques soient leur origine culturelles.
La sagesse est un terme assez vague. Mais ceci dit le fait d'affirmer qu'il existe des valeurs universelles (comme la declaration universelles des droits de l'homme) n'est pas nie les difference culturelle. Quand on commence a parler de relativite culturelle ou conjoncturelles des droits de l'hommes on vite fait de se retrouver a justifier l'inaceptable.
Au contraire de beaucoup ici, j'aurais moi tendance a me mefier des interpretations bibliques faites par des personnes ayant la fois. Leur objectivite etant necessairement "entachee" par leur fois.
Qu'entendons nous par fois ? C'est beaucoup plus specifique que la croyance en dieu et quelques principes simples. Par exemples l'interpretation protestante et catholiques et tres differentes mais cela ne depend pas du degres de fois des comentateurs respectifs. Les interpretations etant parfois contradictoires, les religions doivent souvent nie l'inspiration divine des concurentes. Comment qualifier la fois de ceux qui sont dans l'erreur (quoiqu'il en soit, il ne peuvent pas tous avoir strictement raisons sur tout, etant donne les contradictions) ?
Par ailleurs bien peu des ceux qui etudient les mythologies le font en y adherant d'un point de vue religieux (qui croit aux dieux grecs ?). Pourtant c'est un champs d'etudes passionnant et fort riche.
Il est de mon point de vue parfaitement legitime de s'interressait a l'ancien et a la nouvelle alliance comme a un corpus mythologique. C'est par exemple ce que Bottero ne fait pas, meme si sa pensee n'est pas necessairement orthodoxe, il reste, de mon point de vue, trop lie la croyance chretienne pour reellement tenter de deconstruire les textes).
Ceci nous ammene a la definition d'une neutralite pour l'analyse des textes. Une telle neutralite est elle possible etant donne que nous sommes tous necessairement impregne, au moins culturellement, par une ou plusieurs religion ?
D'un autre cote, ne peut on pas dire que la critique inspire par la fois pretend s'inspirer de quelques choses d'etranger a la raison (danc son acceptance humaniste) et donc que la demarche elle meme est d'un certain point de vue contradictoire ?
CdC

