20-12-2003, 11:59
Melilot :
J’adore moi-même ce fuseau ! Il me paraît feutré, vaporeux, reposant tout imprégné de ce gris si suggestif (quand il veut l’être), dans le registre de l’harmonie et de la sérénité !!
« quand il veut l’être » : j’ai ajouté cette restriction car en écrivant je me suis moi-même apporté la contradiction en songeant à tout ce que ce gris pouvait avoir de menaçant, d’angoissant lorsqu’il se voulait inquiétant !
Alors la symbolique « positive » qui nous vient je crois en premier à l’esprit comporte immédiatement son corollaire tout aussi prégnant :le gris des « rôdeurs », n’est-il pas à la fois celui du secret, de la dissimulation et celui de la modestie comme tu le suggère, le gris des Elfes évoque une forme d'élégance très épurée, sobre, discrète et raffinée à la fois, mais il trahit aussi leur appartenance ambiguë au monde des hommes.
Comment expliquer qu’un terme unique puisse vehiculer tant d’émotions diverses, tant de sentiments ?
Il me semble en effet, dans un premier temps, qu’il agit essentiellement sur nos cordes sentimentales ! mais il ne prend sa signification qu’attaché à un autre terme, à une autre expression .
Par élimination, on peut dire par ailleurs qu’il n’exprime jamais une idée d’euphorie, de franchise, de netteté, de clarté, d’évidence !
C’est donc le flou , l’incertain, le mystère !
Ce à quoi chacun de nous apporte sa propre réponse , son degré d’intensité émotionnelle, peut-être « la part du lecteur » !
Le gris serait alors notre instrument ou notre palette pour compléter ce que l’auteur nous offre !
Et dans ce cas Tolkien l’aura poussé au paroxysme !!!
J’adore moi-même ce fuseau ! Il me paraît feutré, vaporeux, reposant tout imprégné de ce gris si suggestif (quand il veut l’être), dans le registre de l’harmonie et de la sérénité !!
« quand il veut l’être » : j’ai ajouté cette restriction car en écrivant je me suis moi-même apporté la contradiction en songeant à tout ce que ce gris pouvait avoir de menaçant, d’angoissant lorsqu’il se voulait inquiétant !
Alors la symbolique « positive » qui nous vient je crois en premier à l’esprit comporte immédiatement son corollaire tout aussi prégnant :le gris des « rôdeurs », n’est-il pas à la fois celui du secret, de la dissimulation et celui de la modestie comme tu le suggère, le gris des Elfes évoque une forme d'élégance très épurée, sobre, discrète et raffinée à la fois, mais il trahit aussi leur appartenance ambiguë au monde des hommes.
Comment expliquer qu’un terme unique puisse vehiculer tant d’émotions diverses, tant de sentiments ?
Il me semble en effet, dans un premier temps, qu’il agit essentiellement sur nos cordes sentimentales ! mais il ne prend sa signification qu’attaché à un autre terme, à une autre expression .
Par élimination, on peut dire par ailleurs qu’il n’exprime jamais une idée d’euphorie, de franchise, de netteté, de clarté, d’évidence !
C’est donc le flou , l’incertain, le mystère !
Ce à quoi chacun de nous apporte sa propre réponse , son degré d’intensité émotionnelle, peut-être « la part du lecteur » !
Le gris serait alors notre instrument ou notre palette pour compléter ce que l’auteur nous offre !
Et dans ce cas Tolkien l’aura poussé au paroxysme !!!
Evidemment il faudrait développer tout ça ! j’ai peur de ne pas être très claire ! Malheureusement j’ai peu de temps et je voudrais aussi répondre à Lindoro qui compare cette redondance de gris au leitmotiv musical ou au petit pan de mur jaune qui éclaire la vue de Delft?
Je serais prête à partager ton point de vue si le gris comparé au leitmotiv avait pour objet uniquement de nous inviter là où il apparaît, au mystère et à notre implication, ce qui serait en faveur de ma « théorie » précédente !
Mais ton association musicale me suggère une autre idée bien qu’encore très vague , en rapport avec le choix de Tolkien pour l’origine du monde dans la « Grande musique » ! (encore une clé ?…)
Mj

