A propos de l'enfance et la vie de Turin, il me semble qu'il est, quelque part, un "double tragique" d'Aragorn. Ils ont tous deux "perdu" leur père très jeune. Ils furent tous deux élevés comme des fils par des Elfes puissants. Ils sont héritiers de royaumes déchus. Ils se battent aux frontières.
La différence entre Turin et Aragorn réside, justement dans la fierté démesurée de Turin ( ce qui ne veut pas dire qu'Aragorn manque d'orgueil ) ainsi que dans son manque de patience. Turin veut diriger. Tout de suite. Fût-ce des bandits. Il est trop orgueilleux pour accepter le pardon de Thingol et le retour à une place "inférieure".En digne fils de Morwen ( Gilraen, elle, n'a pas hésité à accepter l'hospitalité d'Elrond. Donc n'a pas fait de son fils un enfant abandonné )
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Tolkien et l'Enfance
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06-11-2002, 08:01
A la réflexion, et suite avant tout au post de Vinyamar qui a été le premier à évoquer ce sujet, oui, l'orgueil et la fierté ont une connotation négative. La première personne dans la vie de Turin, par exemple, à avoir cette fierté outrancière ( et qui jouera d'après moi un rôle presqu'aussi grand que Melkor dans la tragédie des enfants de Hurin ) est sa mère Morwen. Morwen ne vit que par fierté. Je dirais même que son amour lui-même n'est que fierté. Elle préfère être "reine chez elle" et cacher sa misère, qu'accepter l'invitation de Thingol à vivre à Doriath. Et de ce fait "abandonne" son fils.
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