28-11-2002, 20:23
>Spzako : Errare humanum est, persevare DIABOLICUM !
Allez va, ne sois pas vexée, tu t’es plutôt bien rattrapée car ta présentation successive de l’épicurisme et du stoïcisme est remarquable ! :-)
Tu oublies juste un petit détail : malgré tout ce qui peut rapprocher ces deux courants de pensée philosophiques, il y a eu dès l’Antiquité conflit entre les deux écoles. Les reproches émanèrent surtout des stoïciens à l’égard des épicuriens : en particulier Sénèque qui n’est pas tendre dans son De beneficiis avec ses adversaires du Jardin ! Il juge en effet l’attitude de Lucrèce comme le comble de l’égoïsme quand la recherche du « plaisir » le fait se détourner de la vie de la cité ou de l’assistance à autrui : Sénèque a en effet joué un rôle politique important (conseiller de l’empereur Néron) et le stoïcisme a toujours été plus ou moins en accord avec les vertus romaines antiques ( devoirs du citoyen, attachement à la patrie), contrairement à l’épicurisme dont l’éthique est plus centrée sur l’individu que sur le collectif ! Il y aurait beaucoup à dire mais je préfère ne pas développer car ce n’est pas franchement le sujet…même si ces préliminaires peuvent servir de bases à une discussion ultérieure.
Une dernière chose, attention à ne pas confondre hédonisme et épicurisme ! Les épicuriens ont souvent été dénigrés car on simplifiait leur morale à une recherche excessive du plaisir (ce qu’est l’hédonisme) alors que ce qu’ils visent, c’est l’ataraxie et c’est quand même autre chose !
Allez va, ne sois pas vexée, tu t’es plutôt bien rattrapée car ta présentation successive de l’épicurisme et du stoïcisme est remarquable ! :-)
Tu oublies juste un petit détail : malgré tout ce qui peut rapprocher ces deux courants de pensée philosophiques, il y a eu dès l’Antiquité conflit entre les deux écoles. Les reproches émanèrent surtout des stoïciens à l’égard des épicuriens : en particulier Sénèque qui n’est pas tendre dans son De beneficiis avec ses adversaires du Jardin ! Il juge en effet l’attitude de Lucrèce comme le comble de l’égoïsme quand la recherche du « plaisir » le fait se détourner de la vie de la cité ou de l’assistance à autrui : Sénèque a en effet joué un rôle politique important (conseiller de l’empereur Néron) et le stoïcisme a toujours été plus ou moins en accord avec les vertus romaines antiques ( devoirs du citoyen, attachement à la patrie), contrairement à l’épicurisme dont l’éthique est plus centrée sur l’individu que sur le collectif ! Il y aurait beaucoup à dire mais je préfère ne pas développer car ce n’est pas franchement le sujet…même si ces préliminaires peuvent servir de bases à une discussion ultérieure.
Une dernière chose, attention à ne pas confondre hédonisme et épicurisme ! Les épicuriens ont souvent été dénigrés car on simplifiait leur morale à une recherche excessive du plaisir (ce qu’est l’hédonisme) alors que ce qu’ils visent, c’est l’ataraxie et c’est quand même autre chose !
Bien, et Tolkien dans tout ça ? J’avoue que j’attends un peu une direction pour poursuivre le débat. Comme l’a rappelé Cathy, on ne peut comparer la mythologie de Tolkien et la métaphysique du stoïcisme trop éloignées l’une de l’autre. Il faut donc se placer sous l’angle de la morale mais là, on court le risque de trouver de nombreux points de contact avec la morale chrétienne ( « Seneca saepe noster », écrivait Tertullien), plus encline à inspirer Tolkien…
De quoi veux-tu que l’on parle au juste Romenthefairy ? Du bonheur, de la mort, des bienfaits, de la colère, de l’ascèse… ??? A toi de nous guider…
NIKITA

