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Péché originel et Ar-Pharazôn
#14
Norwen >>> Pour le rechauffement de la Planète... je suis assez d'accord avec CdC.. (Mais c'est pas parceque j'ai peur de lui ;-D)
L'impact de l'Homme est difficile à évaluer, même s'il est évident qu'actuellement que le niveau des eaux monte à certains endroits... Les pluies torrentielles en France sont plutôt du type saisonnier, dans le sens où la Planète connait des variations à une échelle de 5000, 12000, 18000 et 120000 an, à peu près....Mais bon je ne vais pas faire un cours... On s'éloigne du sujet..

Désolée Meneldur, mais je vais encore faire dans le hors-sujet, mais là, je vais essayer de remettre les pendules à l’heure (en fait j’en doute), car la question est tout de même grave, surtout si l’on aime notre pauvre planète bleue, tant malmenée depuis l’ère industrielle ;-( Je vais essayer d’être plus précise, sans dire n’importe quoi, sans preuves et sans tomber dans le cours barbant ;-)

En effet le monde n’en est pas à sa première période de réchauffement. Sans parler des périodes glaciaires précédant ou non l’arrivée de l’homme, les siècles passés ont vu des modifications climatiques cycliques. Au 10 siècle, quand les Vikings partis de Norvège ont atteint le Groenland, ils rencontrèrent peu d’icebergs. La température était suffisamment chaude pour cultiver du blé en Islande. Puis la chaleur du Moyen-Age a fait place à ce qu’on a appelé le « petit âge glaciaire » qui s’est étendu de 1450 à 1860, CdC, caractérisé par une température moyenne inférieure de 1 degré C à celle d’aujourd’hui. Le spéctaculaire recul des glaciers à la fin du 19ième et au début du 20ième nous a ramené le climat doux qu’avait connu le Moyen-Age.

Il reste à déterminer quelle est la part dans le radoucissement actuel des cycles climatiques et de l’activité humaine. Dès 1896, le chimiste suédois S.Arrhénius, Prix Nobel, fut le premier à craindre un réchauffement de la terre « à force de brûler tout ce charbon » disait-il ;-))Mais les préoccupations des gens à son époque étaient ailleurs. Dans les années 50, un géochimiste danois, W. Dansgaard, a commencé à analyser des carottes de glace forées dans la banquise au nord du Groenland. Il a pu établir la température de l’air chaque année au cours des siècles, et déterminé 2 cycles : un de 80 ans environ, et un second d’effet plus faible de qq 180 ans environ. Si l’on se fie à ces cycles, la Terre aurait dû connaître un refroidissement naturel à partir des années 1940. Un américain, W. Broeckner (de l’Observatoire terrestre Lamont-Doherty de l’Université de Columbia) a découvert en 1975 que l’accentuation de l’effet de serre dû aux émissions humaines avait annulé ce refroidissement et qu’en outre « un réchauffement naturel allait se combiner à l’effet de serre et produire une vive hausse des températures dans les années 80 » . L’alarme était donnée. Une hausse de 2 degré C nous ramènerait à une température que la Terre n’a plus connue depuis 120 000ans. Un réchauffement de même amplitude a eu lieu à la fin du dernier âge glaciaire (il y a 14 000 ans, CdC), au temps des mammouths, mais il s’est déroulé sur une période de plusieurs milliers d’années. Rien de comparable avec le réchauffement prévu pour le 21ième siecle, qui par sa rapidité sera unique dans l’histoire de l’humanité.

Pour être encore plus précise, selon certains océanographes, 13 500 av JC et 6 500 av JC, sont les dates de 2 déluges universels, le premier n’étant pas enrégistré par la mémoire de l’humanité survivante, le second tenant lieu de modèle du Déluge auquel survécut Noé. Selon Platon , la disparition de l’Atlantide se situerait aux environs de 9 500 ans av JC. Un réchauffement (d’où remontée du niveau des océans et des mers, pluies diluviennes) accompagné d’activités sismiques et chutes de corps célestes ( ?) montrent combien l’arsenal de la nature est inépuisable losrq’il s’agit de bien préparer les catastrophes. L’homme fait encore mieux ;-) L’étude des glaces (voir le projet européen Grip – Greenland Ice core Project- dont l’objectif est de reconstituer l’évolution du climat et de l’environnement par l’étude des couches successives de glace à l’aide d’un forage réalisé au centre du Groenland) confirme que les gaz à effet de serre, CO2 et CH4, qui ont oscillé depuis 400 000 ans n’avaient jamais atteint leurs valeurs actuelles, conséquence de l’activité humaine sur le dernier siècle.

Malgré tout, ces données ne suffisent pas à fonder la conviction de l’ensemble de la communauté scientifique, trop de données restent insuffisamment argumentées (et n’oublions pas les pressions économiques). Et cela encourage les instances politiques (et notamment les USA), malgré promesses, à ne prendre aucune mesure digne de ce nom affectant leurs industries :

« Pour comprendre le changement climatique, vous devez aller aux racines de ce qui advient, et ces racines, c’est un processus politique et économique. Nous avons besoin d’une nouvelle imagination politique pour faire face à ça. C’est un peu comparable à la course aux armements nucléaires, vous ne savez pas quoi dire sauf que finalement la question est morale. Parce qu’il y a toujours un contre-argument pour toute critique. Le cœur de la solution est que l’on doit respecter l’environnement, il n’a pas d’alternative. » (Arundhati Roy in Coup de chaud sur la planète).

Mais je suppose que CdC est plus compétent en la matière que le CNRS ou les Prix Nobels, tous des ignares et des rigolos ;-))


Maintenant pour la Chute des Noldor, on en reparlera, patience, mais un détail, avant de tout mélanger :
Il y a trois chutes dans le Légendaire, celle d’un Vala Melkor, celle des Atani et celle des Noldor, qui correspondent en qqsorte aux péchés d’ordre anti-théologal tels que les décrit Saint Thomas en y mettant une gradation d’après la manière même dont ils atteignent Dieu ; ainsi la manière la plus grave sera de viser Dieu en lui-même en sa propre bonté par la haine, telle est la malice de Melkor ; puis ce seront les péchés contre la foi et l’infidélité en ses diverses formes, cad nier ce que Dieu est en lui-même, sa Vérité, ne plus faire confiance dans sa Parole, voilà pour le péché originel,et la chute des Atani et de Numenor ; enfin ce seront les péchés contre l’Espérance dont le premier est le désespoir (Fëanor fait preuve d’orgueil, comme Melkor et les numénoréens, c’est d’un banal ;-)) mais il est aussi boulversé par la douleur et l'angoisse, p.102 du Silmarillion, comme Denethor), péchés qui atteignent Dieu dans ses attributs de miséricorde et de justice qui le caractérisent par rapport à ses créatures, péchés absolument graves mais de moindre portée que les 2 autres. Et c’est bien pour cette raison que Tolkien qualifie les Eldar comme « ‘unfallen’ as a people » (HoMEX).

Bref , après cette courte intervention, bonne nuit ;-)

Cathy

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