Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
La durée du combat entre Gandalf et le-Balrog
#15
Norwen : Gollum devait être terrifié car sans son "précieux" il n'est presque plus rien... En théorie..
Mais il y a un passage où l'on dit justement que Gollum sortit, une fois qu'il se sentit plus assuré...

Je crois que c'est à ce passage que tu fais référence :

"Oh, quant au nom, Bilbon le lui avait stupidement dit lui-même; et après cela, il n'était plus difficile de découvrir son pays, une fois Gollum sorti. Oh oui, il est sorti. Son désir ardent de recouvrer l'Anneau domina sa crainte des Orques ou même de la lumière. Aprés un an ou deux, il quitta les montagnes. Quoique encore lié par le désir de l'Anneau, voyez-vous, celui-ci ne le dévorait plus; il commençait à revenir un peu à la vie. Il se sentait vieux, terriblement vieux, et cependant moins timide, et il avait mortellement faim.
(Le Seigneur des Anneaux, T1, Chap. II. L'OMBRE DU PASSE, Page 85)

Pour revenir à question de départ, le récit que fait Gandalf de son combat est assez éloquent :

"- Ne le nommez pas! dit Gandalf, il sembla pendant un moment qu'un nuage de souffrance passait sur son visage, et il resta silencieux, l'air aussi vieux que la mort même. Je suis tombé longtemps, finit-il par dire, avec lenteur comme s'il se remémorait avec difficulté. Je suis tombé longtemps et il est tombé avec moi. Son feu m'environnait. J'étais brûlé. Puis nous plongeâmes dans une eau profonde et tout fut obscur. Elle était aussi froide que le flot de la mort : elle me glaça presque le coeur."
(Le Seigneur des Anneaux, T2, Chap. V. LE CAVALIER BLANC, Page 135)

Gandalf précise bien que la chute fut longue : c'est donc qu'elle n'a pas duré qu'une poignée de seconde.

- Il a pourtant un fond, au-delà de toute lumière et de toute connaissance, dit Gandalf. Je finis par y toucher, aux fondements les plus reculés de la pierre. Il était toujours avec moi. Son feu était éteint, mais il était à présent un objet de limon, plus fort qu'un serpent étrangleur.
(Le Seigneur des Anneaux, T2, Chap. V. LE CAVALIER BLANC, Page 135)

Après la chute, un combat : le balrog reste combattif même si son feu est éteint. Gandalf ne donne pas plus de précision, mais il dut y avoir quand même une lutte entre eux, le terme "serpent étrangleur" en tout cas le laisse croire...Quand à savoir combien de temps cela dura...mystère ;p

"- Il existe, et il n'a pas été détruit, dit Gandalf, Du plus profond cachot au plus haut sommet, il grimpait, s'élevant en une spirale ininterrompue de milliers et de milliers de marches pour aboutir enfin dans la Tour de Durin, taillée dans le roc vivant de Zirakzigil, couronnement de la Corne dArgent."
(Le Seigneur des Anneaux, T2, Chap. V. LE CAVALIER BLANC, Page 136)

Des milliers et des milliers de marches : déjà à grimper cela doit prendre un certain temps mais il ne faut pas oublier que le combat continuait. Ils n'ont peut-être pas tout monter d'une traite : peut-être y eut-il des pauses dûes au combat intense qu'ils se livraient. Bien sûr ce ne sont que des suppositions...

" Là, sur le Celebdil, se trouvait dans la neige une fenêtre solitaire, devant laquelle s'étendait un étroit espace, aire vertigineuse au-dessus des brumes du monde. Le soleil y brillait furieusement, mais, en dessous, tout était enveloppé de nuages. Il s'élança dehors et, comme j'arrivais derrière, il fut saisi d'une nouvelle ardeur. Il n'y avait aucun témoin, ou peut-être dans la suite des âges des chansons seront-elles encore chantées sur la Bataille de la Cime. Gandalf eut un rire soudain. Mais que dirait-on en chants? Ceux qui regardaient de loin pensèrent que la montagne était couronnée d'orage. Ils entendirent le tonnerre et, dirent-ils, les éclairs qui frappaient le Celebdil rebondissaient en arrière, brisés en langues de feu. N'est-ce pas assez? Une grande fumée s'éleva autour de nous, de vapeur et de buée. De la glace tomba comme la pluie. Je jetai à bas mon ennemi; il chut du haut lieu et brisa le flanc de la montagne où il la frappa dans sa perte. Puis les ténèbres m'entourèrent, je m'égarai hors de la pensée et du temps, et j'errai au loin sur des routes que je ne dirai pas."
(Le Seigneur des Anneaux, T2, Chap. V. LE CAVALIER BLANC, Page 136)

Arrivés au sommet, le barlog fut saisi d'une nouvelle ardeur : ce n'est donc pas un adversaire amoindri par les péripities citées précédemment que Gandalf affronte. On ignore combien de temps dura ce dernier combat (un certain temps, comme le fut du canon de Fernand Raynaud ;p) mais on peut supposer qu'avec un balrog saisi d'une nouvelle ardeur la lutte fut difficile.

Cela peut donner quelques éclairages sur le pourquoi de la durée du combat entre Gandalf et le Balrog : à moins qu'il n'y ait une explication détaillée dans d'autres sources (HoMe ou Letters) je crois qu'il va falloir nous contenter de celle de Gandalf :)

Amicalement
Arwen

Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 1 Guest(s)