Extérieurement, il est vrai que l’on pourrait se dire que cette lumière n’est qu’un procédé littéraire, mais en ce cas, Tolkien en a abusé :
T2, Chap. II. LES CAVALIERS DE ROHAN, Page 40:
Aragorn rejeta sa cape en arrière. Le bouclier elfique étincela comme il le saisissait, et la luisante lame d'Anduril brilla comme une flamme quand il la tira du fourreau. - Elendil! cria-t-il. Je suis Aragorn fils d'Arathorn, et je me nomme Elessar, la Pierre d'Elfe, Dunadan, l'héritier du fils d'Elendil Isildur de Gondor. Voici l'Epée qui fut Brisée et qui a été reforgée! Voulez-vous m'aider ou me contrecarrer? Choisissez vite!
Bon d’accord, il est vrai que le bouclier étincelle également…
T2, Chap. V. LE CAVALIER BLANC, Page 134:
Vous devez aller à l'Edoras et chercher Théoden dans son château. Car on a besoin de vous. La lumière d'Anduril doit être maintenant découverte dans la bataille qu'elle a si longtemps attendue. Il y a la guerre en Rohan et pis encore : cela va mal pour Théoden.
On en remet une couche…
T2, Chap. VII. LE GOUFFRE DE HELM, Page 181:
Chargeant du côté, ils se ruèrent sur les hommes sauvages. Anduril se leva et retomba, luisante d'un feu blanc. Un cri s'éleva du mur et de la tour : - Anduril! Anduril part en guerre. La Lame qui fut Brisée brille de nouveau!
Tiens, après avoir brillée comme une flamme, là elle est décrite luisante d’un feu blanc.
T2, Chap. VII. LE GOUFFRE DE HELM, Page 183:
Les hommes de Rohan commençaient à être fatigués. Ils avaient épuisé leurs flèches et tous leurs javelots; leurs épées étaient ébréchées et leurs boucliers fendus. Par trois fois, Aragorn et Eomer les rallièrent, et par trois fois Anduril flamboya, en une charge désespérée qui repoussait l'ennemi du mur.
Bon, il fait nuit, il y a des torches partout, il est possible qu’Anduril ne fasse « que » refléter cette lumière (et trancher de l’orcs à l’occasion)…
T2, Chap. VII. LE GOUFFRE DE HELM, Page 186:
Un grand escalier montait du Gouffre au Rocher et à la porte de derrière du Fort le Cor. Au pied, se tenait Aragorn. Anduril brillait encore à sa main, et la terreur de l'épée tint encore un moment l'ennemi en échec, pendant qu'un à un tous ceux qui pouvaient gagner l'escalier montaient vers la porte.
Ca, c’est le passage le plus manifeste. L’épée d’Aragorn brille encore, comme si elle était gagnée par l’excitation du combat…
T3, Chap. IX. LA DERNIERE DELIBERATION, Page 212:
- Ni nous non plus, dit Aragorn. Si c'était là une farce, elle serait trop amère pour provoquer le rire. Non, c'est le dernier coup d'un grand péril et, pour un côté ou l'autre, il amènera la fin de la partie. Il tira alors Anduril, qu'il tint, étincelante au soleil - Tu ne seras plus remise au fourreau, que la dernière bataille ne soit livrée, dit-il.
Bon, là, c’est beaucoup plus léger.
Intérieurement, je suis content que tu oses le parallèle Anglachel/Narsil car j’y avais songé, d'où ma troisième question :
N’y aurait-il pas un parallèle à creuser entre Gurtang et Narsil ? L’une est aussi brillante que l’autre est sombre. Les deux ont été reforgés par des elfes après que Gurtang se soit, je cite "ternie" et que Narsil se soit, je cite toujours, "éteinte" et à cette occasion elles changèrent toutes les deux de nom. Les deux se brisèrent sous leur propriétaire. Enfin il y a cette petite phrase d’Elrond : « Mais Narsil était brisée et sa lumière éteinte, et elle n'a point encore été reforgée. » Sa lumière est éteinte, comme si Narsil était vivante. Or Gurtang semble l’être également… Je sais que la genèse de ces deux armes est complètement différentes, cependant…
Alors, hypothèse capillotractée ou non ? Pouvoir "magique" ou non?
A vous lire
Vinch’

