Merci pour ces évocations supplémentaires.
Bien des longs métrages de la vaste filmographie de Michel Piccoli ne sont guère aisément disponibles aujourd'hui. Les DVDs, dans certains cas, sont devenus rares, quand ils ne sont pas disparus ou absents faute d'avoir jamais été édités. Parfois, la VOD compense cependant, comme c'est le cas pour <i>La Belle Noiseuse</i> dont j'ai parlé plus haut... et que j'ai d'ailleurs revue la nuit dernière... en DVD, puisque c'est le seul film de Rivette que j'ai dans ma vidéothèque : sur ce long métrage, long de presque quatre heures mais qui vaut le coup d'œil si l'on s'intéresse à la peinture, au dessin et l'art du nu, j'ai déjà tout dit dans mon précédent message.
Parmi tous les films auxquels Piccoli a participé, <i>L'Étau</i> (<i>Topaz</i>) d'Alfred Hitchcock est une curiosité, que je n'avais pas eu l'occasion de voir jusqu'à ce que la chaîne Arte ait la bonne idée de la diffuser l'année dernière. Ce n'est pas le meilleur film du maître du suspense mais il est tout de même intéressant, et la prestation de Piccoli, en compagnie de Philippe Noiret notamment, vaut le détour, même si une partie de ladite prestation a finalement été coupée au montage, ce qui entraîna d'ailleurs des complications pour conclure le film, faute de disponibilité de Piccoli pour tourner des scènes supplémentaires <i>a posteriori</i>. Hitchcock se débrouillera finalement pour compenser la coupure par une astuce de montage que François Truffaut n'avait pas trouvé très convaincante (cf. le fameux livre <i>Hitchcock/Truffaut</i>) mais que, pour ma part, je trouve plutôt habile, au vu des circonstances.
Un autre film avec Piccoli qui m'est aussi revenu en mémoire, l'autre jour, est <i>Themroc</i> de Faraldo, que j'ai dû voir en VHS il y a bien des années, peut-être à un âge en dessous duquel il avait été interdit à sa sortie en salles : dans mon souvenir déjà lointain, cela reste un film très... spécial, ultra-contestataire voire nihiliste, expérimental quoique plus destructeur que créatif <i>in fine</i>, et que je n'aurai pas forcément très envie de revoir aujourd'hui, mais qui prouve en tout cas que Piccoli pouvait vraiment tout jouer, sans jamais se prendre autant au sérieux que certains de ses confrères.
Autre souvenir cinématographique avec Piccoli, nettement plus frais que le précédent, car notamment lié à une rediffusion télévisée sur Arte il y a deux ou trois ans : le film <i>Danger : Diabolik !</i> (<i>Diabolik</i> en VO) de Mario Bava, une savoureuse adaptation, très colorée et amusante, d'une bande dessinée italienne des années 1960, accompagnée d'une musique d'Ennio Morricone, et avec Michel Piccoli dans le rôle de l'inspecteur de police Ginko traquant le criminel dont le nom donne son titre au long métrage.
<img src="https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1590170897_marisa_mell_-_michel_piccoli_-_diabolik_mario_bava_1968.jpg" width="669" />
Espérons qu'Arte rediffusera un jour prochain ce film de Bava, introuvable par ailleurs... En attendant, la chaîne franco-allemande rendra hommage à Piccoli dimanche soir avec — outre <i>La Belle Noiseuse</i> disponible sur arte.tv pour un bon moment, comme je l'ai écrit l'autre jour — le grand film <i>Les Choses de la vie</i> de Sautet et le documentaire <i>L’extravagant Monsieur Piccoli</i> d'Yves Jeuland.
Amicalement,
B.
Bien des longs métrages de la vaste filmographie de Michel Piccoli ne sont guère aisément disponibles aujourd'hui. Les DVDs, dans certains cas, sont devenus rares, quand ils ne sont pas disparus ou absents faute d'avoir jamais été édités. Parfois, la VOD compense cependant, comme c'est le cas pour <i>La Belle Noiseuse</i> dont j'ai parlé plus haut... et que j'ai d'ailleurs revue la nuit dernière... en DVD, puisque c'est le seul film de Rivette que j'ai dans ma vidéothèque : sur ce long métrage, long de presque quatre heures mais qui vaut le coup d'œil si l'on s'intéresse à la peinture, au dessin et l'art du nu, j'ai déjà tout dit dans mon précédent message.
Parmi tous les films auxquels Piccoli a participé, <i>L'Étau</i> (<i>Topaz</i>) d'Alfred Hitchcock est une curiosité, que je n'avais pas eu l'occasion de voir jusqu'à ce que la chaîne Arte ait la bonne idée de la diffuser l'année dernière. Ce n'est pas le meilleur film du maître du suspense mais il est tout de même intéressant, et la prestation de Piccoli, en compagnie de Philippe Noiret notamment, vaut le détour, même si une partie de ladite prestation a finalement été coupée au montage, ce qui entraîna d'ailleurs des complications pour conclure le film, faute de disponibilité de Piccoli pour tourner des scènes supplémentaires <i>a posteriori</i>. Hitchcock se débrouillera finalement pour compenser la coupure par une astuce de montage que François Truffaut n'avait pas trouvé très convaincante (cf. le fameux livre <i>Hitchcock/Truffaut</i>) mais que, pour ma part, je trouve plutôt habile, au vu des circonstances.
Un autre film avec Piccoli qui m'est aussi revenu en mémoire, l'autre jour, est <i>Themroc</i> de Faraldo, que j'ai dû voir en VHS il y a bien des années, peut-être à un âge en dessous duquel il avait été interdit à sa sortie en salles : dans mon souvenir déjà lointain, cela reste un film très... spécial, ultra-contestataire voire nihiliste, expérimental quoique plus destructeur que créatif <i>in fine</i>, et que je n'aurai pas forcément très envie de revoir aujourd'hui, mais qui prouve en tout cas que Piccoli pouvait vraiment tout jouer, sans jamais se prendre autant au sérieux que certains de ses confrères.
Autre souvenir cinématographique avec Piccoli, nettement plus frais que le précédent, car notamment lié à une rediffusion télévisée sur Arte il y a deux ou trois ans : le film <i>Danger : Diabolik !</i> (<i>Diabolik</i> en VO) de Mario Bava, une savoureuse adaptation, très colorée et amusante, d'une bande dessinée italienne des années 1960, accompagnée d'une musique d'Ennio Morricone, et avec Michel Piccoli dans le rôle de l'inspecteur de police Ginko traquant le criminel dont le nom donne son titre au long métrage.
<img src="https://www.jrrvf.com/forum_images/725/1590170897_marisa_mell_-_michel_piccoli_-_diabolik_mario_bava_1968.jpg" width="669" />
Espérons qu'Arte rediffusera un jour prochain ce film de Bava, introuvable par ailleurs... En attendant, la chaîne franco-allemande rendra hommage à Piccoli dimanche soir avec — outre <i>La Belle Noiseuse</i> disponible sur arte.tv pour un bon moment, comme je l'ai écrit l'autre jour — le grand film <i>Les Choses de la vie</i> de Sautet et le documentaire <i>L’extravagant Monsieur Piccoli</i> d'Yves Jeuland.
Amicalement,
B.

