16-05-2020, 12:38
Je n'avais pas encore tout relu de Jonathan McIntosh l'autre jour. Peu après avoir posté, je suis tombé sur ce passage, où l'auteur résume le point de vue de Jacques Maritain en des termes tolkieniens :
[citation=The Flame Imperishable, p.222]En bref, l'âme ou la volonté (the soul or will), est comme la vitre d'une fenêtre ou, pour employer une autre image, commune à la fois à Tolkien et Maritain [...], un « prisme » : la lumière qu'il reçoit est la puissance créative, activatrice, « qui meut » (moving), de Dieu ; la lumière qu'il admet ou qui brille à travers la fenêtre le fait en raison des actions de l'âme. La lumière qu'il admet devrait-elle être brisée (shattered) (à la différence, disons, de son être merveilleusement réfracté à travers l'acte subcréateur), la faute ne serait pas celle de la lumière qu'il reçoit, mais celle de l'âme ou de la volonté fendillée ou brisée (cracked or shattered) qui la reçoit.[/citation]
Qui ne manquent pas de renvoyer :
- à ce passage précis de la lettre que nous retrouvons régulièrement : [emphase]« mais je puis bien sûr être dans l'erreur (sur certains points ou sur tous) : mes vérités peuvent ne pas être vraies, ou peuvent être déformées ; et le miroir que j'ai fabriqué peut être terne et fendillé (dim and cracked) »[/emphase] (Lettres, n°153 p.277) ;
- aux « Couleurs du monde » de Sosryko que nous retrouvons avec la même régularité ;
- et surtout à l'ensemble de « Mythopoeia », qui s'achève par l'espérance de ce que [emphase]« l'œil captera peut-être au Paradis / [...] un vrai reflet du Vrai dans le miroir »[/emphase] (FAT, pp.312-313).
D'ailleurs, ayant commencé par une citation du poème, j'aurais pu terminer mon précédent post par ce passage de la finale qui le résume :
[citation=« Mythopoeia », FAT, p.313]Le Mal, il [l'œil] ne le verra pas qui touche
non au tableau de Dieu mais à l'œil qui louche,
non à la source mais au choix mauvais
non pas au son mais au timbre muet.[/citation]
[small]Mais il est temps de reprendre notre chemin, et de gravir bientôt les derniers escarpements de notre colline ... :)[/small]
[citation=The Flame Imperishable, p.222]En bref, l'âme ou la volonté (the soul or will), est comme la vitre d'une fenêtre ou, pour employer une autre image, commune à la fois à Tolkien et Maritain [...], un « prisme » : la lumière qu'il reçoit est la puissance créative, activatrice, « qui meut » (moving), de Dieu ; la lumière qu'il admet ou qui brille à travers la fenêtre le fait en raison des actions de l'âme. La lumière qu'il admet devrait-elle être brisée (shattered) (à la différence, disons, de son être merveilleusement réfracté à travers l'acte subcréateur), la faute ne serait pas celle de la lumière qu'il reçoit, mais celle de l'âme ou de la volonté fendillée ou brisée (cracked or shattered) qui la reçoit.[/citation]
Qui ne manquent pas de renvoyer :
- à ce passage précis de la lettre que nous retrouvons régulièrement : [emphase]« mais je puis bien sûr être dans l'erreur (sur certains points ou sur tous) : mes vérités peuvent ne pas être vraies, ou peuvent être déformées ; et le miroir que j'ai fabriqué peut être terne et fendillé (dim and cracked) »[/emphase] (Lettres, n°153 p.277) ;
- aux « Couleurs du monde » de Sosryko que nous retrouvons avec la même régularité ;
- et surtout à l'ensemble de « Mythopoeia », qui s'achève par l'espérance de ce que [emphase]« l'œil captera peut-être au Paradis / [...] un vrai reflet du Vrai dans le miroir »[/emphase] (FAT, pp.312-313).
D'ailleurs, ayant commencé par une citation du poème, j'aurais pu terminer mon précédent post par ce passage de la finale qui le résume :
[citation=« Mythopoeia », FAT, p.313]Le Mal, il [l'œil] ne le verra pas qui touche
non au tableau de Dieu mais à l'œil qui louche,
non à la source mais au choix mauvais
non pas au son mais au timbre muet.[/citation]
[small]Mais il est temps de reprendre notre chemin, et de gravir bientôt les derniers escarpements de notre colline ... :)[/small]

