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Un Hobbit lettré...
#6
J'ai retrouvé le précédent sujet dont parlait Léo : L'éducation.

Pour les idées que j'évoquais plus haut, eh bien vous les avez toutes et tous évoquées.

Effectivement, j'imagine l'instruction dans la Comté organisée des trois façons suivantes :

- Les enfants hobbits qui n'ont pas encore l'âge de travailler avec leurs parents sont peut-être confiés plusieurs fois par semaine à un maître qui leur inculquerait une instruction élémentaire. Mais ce maître est sans doute un éducateur indépendant, rémunéré par les familles.

- Parmi les familles fortunées, la suite de l'instruction peut-être confiée à un maître lettré, un précepteur, qui parachèverait l'enseignement de l'écriture et plus encore, celui de la lecture et éventuellement de la poésie. (Bilbo a-t-il été instruit de cette manière ou bien son goût pour les belles lettres est-il venu après son voyage à Erebor ? Pippin a surement connu cette forme d'éducation, mais son assiduité ne fut peut-être pas exemplaire si on en croit Gandalf... idem pour Frodo, qui semblait être un des gamins les plus turbulents du Pays de Bouc)

- Pour les moins fortunés qui n'ont pas eu la chance ou l'occasion d'apprendre leur alphabet, la troisième possibilité pourrait être celle s'un voisin ou d'un employeur à la fois lettré, pédagogue et généreux. Par exemple Sam qui apprend à lire grâce à Bilbo.

Bref, pas d'instruction publique en vue. Les notes sur l'ordonnance de la Comté ne parlent que de la Poste, des Shirrifes et des frontaliers comme agents publics. Pas des instituteurs... Aucun Charlemagne, Condorcet, Guizot ou Jules Ferry n'a émergé dans l'histoire tranquille des Hobbits !

De même, vous l'avez tous dit, l'école ne semble pas être obligatoire. Elle est certainement liée à une "envie" d'apprendre et d'étudier qui n'est peut-être pas commune à toutes les classes sociales du pays. Les plus aisées (et parfois les plus oisives) sont sans doute plus à même d'avoir cette envie, tandis que les classes laborieuses (sous l'influence à la fois de leurs pesantes activités et de certains préjugés campagnards) peuvent ne pas avoir simplement le temps ni l'envie de s'instruire : " moins on en sait, mieux on se porte" ;o)

Mais comme dirait Danton, n'oublions pas que "Aprés le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple..."

I.

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