A partir de là, il n’est pas impossible que la malédiction qui pèse sur lui ait une réalité au delà du simple fait d’être prononcée... Assistons-nous à l’assassinat d’une belle théorie par un fait hideux ? :-)
D’un autre côté, cette conception de la fin des temps est caractéristique des premières rédactions du Silmarillion : il me semble que c’est dans The Lost Road p. 333 qu’il en est question pour la dernière fois. Il n’en est plus question plus tard : rien de pareil dit dans le Narn i Chîn Húrin par exemple. Et ce ne doit pas être un hasard si Christopher Tolkien a choisi de supprimer la seconde prophétie de Mandos en publiant le Silmarillion : peut-être a-t-il senti que ce texte posait problème. Ce faisant, a-t-il suivi les vœux de son père ? Celui-ci aurait-il changé d’avis et choisi de ramener Túrin dans le sort commun de l’humanité ? On peut se le demander.
B.

