C’est avec plaisir que j’emprunte ici et rejoins le titre de la dernière partie d’Irène Fernandez : Et si on parlait du Seigneur des Anneaux.
Enfin, il importe de considérer ce qui compte réellement pour nous, le témoignage laissé par Frodon : en affrontant ces tentations, en faisant l'expérience de sa propre faiblesse, tant physique que spirituelle, et de sa chute finale, terriblement limité par sa condition humaine et ayant dû défendre sa liberté coûte que coûte contre l'esclavage du Mal et de l'Anneau, Frodon s'est fait encore plus petit et humble.
Et il a été relevé.
Et il lui a été donné de comprendre les limites et les chutes des autres, et donc de pardonner (à Gollum, à Saruman). S'il s'est fait plus petit encore, après le Mont Destin, il a grandi, par l'expérience de la souffrance et de la compassion, en charité. Le Bien Véritable n'appelle pas de reconnaissance (terrestre), et c'est à ce signe qu'on reconnaît le Bien de Frodon après sa Quête : nous devons justement nous réjouir que son histoire ne fasse pas plus de cas des mérites qui lui reviennent, à la fin [puisque plusieurs s’en plaignaient dans ce fuseau :)].
Car cela montre que ses mérites ne sont pas de ce monde.
Et qu’ils sont donc véritables.

