28-06-2003, 00:36
Je n'ai pas retrouvé quelque chose qui aille vraiment dans mon sens susceptible de vous convaincre; il s'agit plutôt d'intuitions suggérées par certains textes et probablement d'une analyse subjective!
Je ne renierai pas toutefois ce que j'ai dit d'autant plus que cette interprétation semble bien partagée.
Si je n'ai pase de textes àciter disant expressément que Tolkien n'approuvait pas ce que le Christianisme avait fait de la récupération des mythes paiens, il s'est toutefois attaché à leur rendre leur pureté d'origine en les dépouillant d'un habillage christianisant.
Cette volonté de dissocier religion et merveilleux entre bien à mon avis dans une telle démarche, de même que sa condamnation de l'Allégorie chère à la littérature médiévale.
Bon et puis après tout Laurent Albert ne me tiendra peut-être pas rigueur de m'avoir en partie suggéré cette idée :
"" Au sein de la littérature de cette époque, on trouve deux manières d’aborder les œuvres mythologiques des cultures mourantes de cette Europe préchrétienne. L’une (celle de Beowulf [19] , des Mabinogi [20] , de la quasi-totalité des poèmes eddiques [21] et surtout de l’Edda de Snorri Sturluson) cherche à relater ces œuvres païennes d’origine orale avec une admiration et une complicité certaine, comme témoignage de ce que Tolkien nomme “ a noble but heathen past ”. L’autre attitude, celle de la majorité des œuvres dites arthuriennes, est d’intégrer ces légendes indo-européennes dans un christianisme qui les étouffera finalement pour souvent les décreter sataniques [22] .
Je ne renierai pas toutefois ce que j'ai dit d'autant plus que cette interprétation semble bien partagée.
Si je n'ai pase de textes àciter disant expressément que Tolkien n'approuvait pas ce que le Christianisme avait fait de la récupération des mythes paiens, il s'est toutefois attaché à leur rendre leur pureté d'origine en les dépouillant d'un habillage christianisant.
Cette volonté de dissocier religion et merveilleux entre bien à mon avis dans une telle démarche, de même que sa condamnation de l'Allégorie chère à la littérature médiévale.
Bon et puis après tout Laurent Albert ne me tiendra peut-être pas rigueur de m'avoir en partie suggéré cette idée :
"" Au sein de la littérature de cette époque, on trouve deux manières d’aborder les œuvres mythologiques des cultures mourantes de cette Europe préchrétienne. L’une (celle de Beowulf [19] , des Mabinogi [20] , de la quasi-totalité des poèmes eddiques [21] et surtout de l’Edda de Snorri Sturluson) cherche à relater ces œuvres païennes d’origine orale avec une admiration et une complicité certaine, comme témoignage de ce que Tolkien nomme “ a noble but heathen past ”. L’autre attitude, celle de la majorité des œuvres dites arthuriennes, est d’intégrer ces légendes indo-européennes dans un christianisme qui les étouffera finalement pour souvent les décreter sataniques [22] .
C’est au rebours de cette littérature d’inspiration mythique qui s’en détache progressivement, et dans une optique inversée à celle-ci (retrouver un paganisme noble où affleure parfois de valeurs chrétiennes suggérées tandis que l’évolution générale des récits arthuriens, dans la France médiévale, va de plus en plus vers un dénigrement de ses valeurs païennes originelles [23] ) que Tolkien trouva les moyens de célébrer la Création par le biais d’un imaginaire secondaire, en l’occurrence, la mythopoeia ou façonnage de mythes, dont il devait devenir l’un des maîtres incontestés au vingtième siècle.""
Enfin, quel besoin de réécrire la Bible ?
Mj

