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Tolkien doutait il de sa propre foi?
#6
Bon bah on me demande en quelque sorte de commencer c'est ça (je vois pas le rapport avec le fait de garder la tête froide sosryko faudra que tu m'explique...)
Bon certains pensent apparemment ici que Tolkien avait quelques doutes sur sa foi, alors que la plupart des écrit qui le décrivent en font un homme particulièrement religieux...(euh pour l'utilité de ce fuseau dans cette partie du forum...je pense qu'il y a sa place, puisque d'une certaine façon l'expression de la foi de Tolkien va se faire avec ses écrits du légendaire, pas seulement avec les lettres..)
Il me semble que Tolkien, en partant de sa biographie et puis aussi des lettres qu'il envoie (surtout à ses enfants d'ailleurs, en ce qui concerne des problèmes parfois assez personnels), ne fait que montrer sa foi...le fait qu'il puisse avoir des interrogations est naturel mais cela n'emporte pas un véritable doute, c'est à dire une crise qui l'amènerait à douter sérieusement de sa foi.
Il faut faire la différence entre certaines interrogations qui relève de la psychologie humaine et naturelle: la foi par essence porte sur des éléments qui dépasse notre raison ou nos sens, même si par nos sens ou notre raison nous pouvons aboutir à certaines conclusions métaphysique (existence de Dieu, création etc..) tandis que la foi porte sur des éléments qui ne sont pas accessibles à la raison (existence de Dieu Un et Trine, Incarnation...)
Un argument intéressant a été porté sur le fuseau récent sur Tom Bombadil: une lettre ou Tolkien utilise un conditionnel pour désigner l'existence de Dieu: "if there is a God" il me semble que cela ne désigne comme le montrait Yyr qu'une formulation hypothétique pour arriver à une solution rationnelle: ce n'est pas l'existence de Dieu qui est hypothétique mais le résultat que l'on recherche.
Il n'y a jusque là aucun signe chez Tolkien d'un doute particulier...voyons ce comment peuvent nous écalairer les Lettres : "In the last resort faith is an act of will inspired by love. Our love may be chilled and our will eroded by the spectacle of the shortcomings, folly, and even sins of the Church and its ministers but I do not think that who has once had faith goes back over the lines for these reasons. En gros (je ne préfère pas traduire de peur de faire des erreurs de grammaire et de vocabulaire impardonnables, qui ceux qui se sentent près le fassent): la foi peut être malmenée par toutes sortes de choses (et même dit Tolkien par le fait des ministres de l'Eglise ou par l'Eglise elle même) mais cela ne doit pas faire perdre la foi...si Tolkien s'adresse à son fils Michaël de cette façon (L n° 250) c'est sans doute que lui même a fait l'expérience de ce genre de situation où le croyant ne sais plus que penser quand la plupart des repères de son environnement religieux ont disparu...mais Tolkien montre dans ce cas qu'il a vaincu ces problèmes (peu graves en eux mêmes), il affirme ainsi que la foi peut consister en un acte de la volonté inspiré par l'Amour: il ne s'agit plus du don de la foi, qui est donné directement par Dieu, mais d'un acte de conservation. Le Chrétien est appelé dans certains moments de sa vie à faire un choix: je continue à croire ou je cède: dans ce cas là continuer à croire ressemble vraiment à un acte de la volonté: que l'on pense aux chrétiens des premiers siècles qui sous la menace avaient renié le Christ et qui en voyant la vaillance de leurs frères se jetaient dans l'arène pour mourir avec eux...nous n'en sommes plus là bien sur, mais l'idée est la même il faut parfois passer au dessus de ses craintes. Tolkien en a tout a fait conscience, il sait très bien que sa foi est difficile à soutenir sans doute une des religion qui est parmi la plus difficile à prêcher...mais il reste ferme. S'il n'avait pas la conviction que les petits aléas de la vie, les contrariétés ne doivent pas faire perdre la foi en Dieu, comment pourrait il l'affirmer à son fils ?
Il faut donc me semble t-il faire une différence entre véritable doute, que Tolkien sans doute a évité sans cesse, et remises en question de soi même: ces petites remises en question, correspondent si vous me permettez la comparaison au nettoyage de Printemps: il peut arriver un peu plus souvent qu'une seule fois par an, mais l'idée est la même on remet en ordre les idées, car l'on voit bien qu'il y a une forme de désordre: on va donc poser les questions à la personne compétente: le prêtre directeur spirituel...
Voilà c'est tout ce qui me vient par la tête à cette heure tardive...c'est sans doute encore à compléter
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