18-05-2003, 00:31
Bonjour Sylvae,
J'ai peu de choses à répondre à ton abondant travail si ce n'est que pour moi aussi il y a une apparente contradiction que j'ai du mal à résoudre: Eru engendre les Ainur lesquels vont "pouvoir faire preuve de leurs dons", ils vont en somme user de leurs qualités propres pour enrichir le thème d'Eru. Melkor y mêle ses propres pensées d'où nait la discorde et Eru le rappèle à l'ordre car les Ainur ne sont que "son instrument". Par conséquent, faut-il comprendre que bien qu'ils soient issus de Eru et ne puissent rien faire qui ne découle de lui, les Ainurs peuvent chanter selon leur inspiration propre? Ou bien la discorde de Melkor vient-elle de Eru lui-même?
J'ai peu de choses à répondre à ton abondant travail si ce n'est que pour moi aussi il y a une apparente contradiction que j'ai du mal à résoudre: Eru engendre les Ainur lesquels vont "pouvoir faire preuve de leurs dons", ils vont en somme user de leurs qualités propres pour enrichir le thème d'Eru. Melkor y mêle ses propres pensées d'où nait la discorde et Eru le rappèle à l'ordre car les Ainur ne sont que "son instrument". Par conséquent, faut-il comprendre que bien qu'ils soient issus de Eru et ne puissent rien faire qui ne découle de lui, les Ainurs peuvent chanter selon leur inspiration propre? Ou bien la discorde de Melkor vient-elle de Eru lui-même?
L'originalité de ce premier chapitre réside beaucoup pour moi dans l'image de la parthénogénèse d'Eru qui crée tout à partir de lui sans "intervenant extérieur". Ce principe n'est pas étranger aux autres mythologies mais si je me réfère à la Théogonie d'Hésiode, le chaos d'où naissent Erèbe et la nuit n'est absolument pas personnalisé et Hésiode ne parle plus de lui pour ne se consacrer qu'à ses descendants.
Le chapitre entier me paraît une longue métaphore filée sur le verbe faire, créer, en grec poiein, qui nous a donné, poète, poésie laquelle, à l'origine est toujours musicale et chantée.
Voilà pour mes congitations du week-end; j'attends les vôtres avec impatience!

