Les thèmes d’Ilùvatar :
Pour moi ces thèmes sont la pure abstraction de l’idée d’un monde au sens le plus large qu’on puisse imaginer et qu’Eru insuffle dans la pensée des Ainur.
Le 1er thème ne prend en compte que l’harmonie souhaitée par Eru.
Dans le second, Eru accepte les velleités d’indépendance de Melkor Il corrige et renforce son 1er thème afin de couvrir les dissonances : « il est semblable et différent, plus puissant et plus beau »(enrichi par cette confrontation)
Par le 3éme, différent des autres, , Eru affirme son autorité et distingue définitivement le laid du beau, le bien du mal.
C’est 3 thèmes sont pour moi l’émergence de la notion de bien et du mal
Et la musique s’arrêta…….pour lui substituer la vision que cette musique avait produit (le Thème d’Eru et les « partitions de chacun des Ainur y compris celle de Melkor, c’est àdire la POSSIBLE création de la terre avec de surcroît, l’introduction dans cette vision de la venue des enfants d’Ilùvatar.
L’une des premières réflexions que m’inspirent ces premières pages, c’est la liberté que Eru octroie dès le départ à « ses créatures ».
Il propos, il soumet, il souhaite….. »Chacun fera s’il le veut usage de son talent «
Eru écoutera et se réjouira que la beauté se transforme en Musique (en harmonie ?)
C’est à mon avis dès le départ l’affirmation de la liberté de choix, d’expression du libre arbitre pour tout ce qu’il crée.
Mais aussi : Il a voulu les Ainur libres , mais puisqu’ils furent engendrés de sa pensée, il fallait que dans sa pensée coexiste le bon et le mauvais, le beau et le laid, le bien et le mal.
Pour moi cela signifiait donc que Eru était « binaire » mais qu’il privilégiait l’harmonie à la discorde, d’où la notion du bien et du mal.
Ceci est apparemment en contradiction avec ce que Branche de Saule a relevé, quand Eru rappelle à Melkor « que nul ne peut changer la Musique malgré moi, celui qui le tente n’est que mon instrument »
Là je sèche !!
Y aurait-t-il un problème de traduction ?
J’en profite pour attirer l’attention de ceux qui ne l’auraient déjà lu, sur le fuseau ouvert pas notre ami Moraldandil « Style et traduction de l’Ainulindalë dans la section « Tolkien et la littérature ». Il montre bien comment les conséquences d’une traduction même honorable peuvent influencer ce texte. C’est pourquoi je demandais si parmi nous quelqu’un lisait dans le texte( appel sous entendu éventuellement à des experts !!)
Mj
Je me suis aussi promis de relire avant d’aller plus loin « la place du destin dans le Silmarillon »

