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Elrond et la Bruinen
#52
Merci Cathy, c'est ce à quoi je pensais :-)) (mon mot aurait été "merveileux", mais moins propre qu'"enchantement").

Et bien vu aussi pour les Noldors (ils en loupent pas une ceux-là !)


Mj,
la vision que tu me donnes de la magie est celle qui est partagée par el plus grand nombre de personnes, issue de l'ésotérisme, d'autres lectures, de films, etc... mais ce n'est ni la mienne, ni celle de Tolkien (je ne prétend pas pour autant que ma vision rejoint celle de Tolkien, totu simplement parce que la vision de Tolkien est difficile à cerner).

Au sujet du barrage, je me suis promené dans l'Allier dernièrement, et ai vu le frère d'un ami, débardeur de son métier, grand amoureux de la nature, vivant dans un moulin (à eau) qu'il cherche à remettre en état faire un petit barrage sur la rivière qui alimente son moulin, et bien cela n'a rien défiguré du tout: un assemblage admirable de pierres et de galets, juste de quoi calmer les flots et étaler un peu l'eau en amont pour aller la puiser pendant ses travaux. Il n'y avait rien de défiguré. j'imagine que les elfes, avec leur art, ont pu créer de magnifiques retenues d'eau (sans vannes) qui s'intégraient parfaitement au paysage. jene dit pas qu'on peutles manoeuvrer à distance par technique, mais par magie (s'il faut l'appeler ainsi). Sinon, on peut ouvrir le barrage à la main, avec un passage que l'on peut ouvrir. Pourquoi pas un barrage comme celui des Schtroumphs, ces lutins des bois ??

L'éclair blanc de Gandalf me gêne, et pas le pont qu'il détruit dans la Moria. Pourquoi ? L'éclair est un acte directement infligé à une créature (le cavalier ou la monture, on ne sait), un rayon visible comme un laser !! C'est cet aspect machine qui me gêne. On dit que dans la fantasy la magie remplace la science. C'est justement ce que Tolkien s'est efforcé dene pas faire, et il y a là comme un loupé: le bras de Gandalf devient une arme, le rayon un projectile, tout cela est assimilable à une arme moderne, alors que rien d'autre dans ses actes violents ne l'est.

Mais en effet, cela reste logique au sein de l'oeuvre, la magie des Istari étant susceptible d'être la même que celle de l'Ennemi.

Pour le reste, ta définition de la magie rejoitn trop cet aspect machine (voire religieuse selon Comte): expliquer l'inexplicable.

j'aurais dû terminer la citation de la dernière phrase citée plus haut, j'ai pensé qu'on allait hors sujet. Je me rattrape:

toujours lettre 131, p. 146
"l'Ennemi dans ses formes successives est toujours intéressé 'naturellement' en la Domination pure, et ainsi du seigneur de la magie et des machines; mais le problème: que ce mal effrayant puisse et effectivement provienne d'une apparente bonne racine, le désir d'en faire bénéficier le monde et les autres * - rapidement et selon les propres plans du bienfaiteur - est un motif récurent."

*(...) Leur Chute (sc. aux elfes) réside dans la possessivité et (à un moindre degré) dans la perversion de leur art vers la puissance.

Tu commets la faute contre la quelle Tolkien s'est beaucoup débatu dans son oeuvre, celle de croire qu'il n'existe pas de choses bonnes ou mauvaise, que tout dépend de l'utilisation qu'on en fait. C'es tvrai en général, mais ça n'est pas vrai de tout. Il existe des choses intrasèquement mauvaises, quel que soit le but fixé. Et le but aura beau être bon (la volonté d'en faire profiter tout le monde) le fait que l'on se repose sur son propre point de vue pour contraindre l'autre à profiter de nos bienfait, et sans patience, conduit au mal.
Il n'y a pas chez Toklien de fluides ou de forces magiques noires et blanches, comme s'il suffisait de faire appel à l'une pour en user.
Tolkien n'explique pas la magie, c'est un pouvoir sur la création que seuls détiennent les personnages divins.
Les Elfes ont des capacités qui leur permettent d'enchanter le monde, c'est différent. On a le cas d'hommes devenus sorciers, mais ce fut au prix d'un asservissement total (total !) à Sauron ou à Morgoth. Et à leur état final, on comprend vite que ce n'était pas là une chose naturelle pour les hommes, mais que le pouvoir qu'ils ont acquis les a fait devenir une chose monstrueuse, ni humaine, ni divine, mais oscillant entre les deux, ni l'un ni l'autre en définitive.

Donc la "magie" est mauvaise, car elle trouve ses racines dans une dénaturation de la créature (sujet et objet).
Gandalf utilise pourtant la magie, mais à chaque fois c'est comme un échec, c'est comme s'il n'y avait plus d'autres solutions, c'est toujours le dernier recours, sauf s'il utilise l'enchantement des elfes (feux d'artifices, soins, lumière...).
Quand il agit de façon violente, par exemple devant Grima, c'est qu'il a été poussé à bout, et qu'il n'a pas tant de temps à perdre. Il fait tomber la foudre, et jaillir le feux, de façon à impressioner et reveiller les esprits des hommes qui l'écoutent. C'est aussi une arme du mal, mais Gandalf sait qu'il ne l'utilise pas pour dominer, mais pour éveiller. Le roi prendra seul, ensuite sa décision. Gandalf est un être divin, il est plus grand que la magie, et la domine, même si elle est mauvaise. Ce n'est pas le cas de tous.

La magie dans mon livre me pose d'énorme soucis ! D'abord il est difficile de s'extraire des visions de la magie aussi diverse que celle des jeux de rôles, de Dragonball Z, d'Akira, ou d'ésotérisme (puisque je suis allé jusqu'à me renseigner sur le sujet pour voir si cela ne m'inspirait pas). Rien de totu cela ne convient à ce que peut être la magie, et je me retrouve finalement aujourd'hui tout à fait dans la lignée e ce que Tolkien a tenté de faire... sauf que je ne peux plus le faire.
Il y aura donc l'enchantement lointain des elfes, avec un peu d'enchantement présent, et quelques propriété des elfes, qui n'ont rien de magique, bien que cela puisse l'évoquer (cf. Glorfindel sur le gué). La magie elfqie sera tout aussi absente (ou présente) qu'elle l'est dans le SdA.
La magie-machine sera plus présente. Au point où j'en suis, ces choses ont pu être évité, mais j'approche du point ou cela ne pourra plus l'être (rien de moins de des combats magiques... faut assumer le truc sans tomber dans DBZ ou autres débilités à la D&D). Ce n'est pas évident, et c'est pourquoi je vire du côté de l'enchantement se battant contre la magie. Dans mon monde, la magie, même si voulue et créée pour le bien, entraîne le mal et la violence (au milieu d'autres choses meilleures). Le héros, pourtant magicien (je sais, ça n'est pas original, mais je n'avais pas lu la Belgariade ni H.Potter à l'époque où j'avais établi mon scénario, 8 ans plus tôt), devra donc s'en débarasser, (mais ça n'est pas là la trame principale du récit), et libérer ainsi tous les mages de leur condition.
Bon, j'en est trop dit, mais c'est pour la bonne cause. Evidemment, la magie n'est pas mauvaise en elle-même, mais surtout à cause de la présence du mal, qui peut bien trop facilement s'y engouffrer pour perdre les hommes et les mages avec. Sans l'existence du mal, la magie serait bonne (mais inutile). C'est pour lutter contre ses actions qu'elle fut créée, mais elle se retourne contre ses créateurs, à cause de la liberté des mages, qui même s'ils choisissent le bien ne voient pas toujours le mal qu'ils font (notamment par la dépendance ignorée qu'ils produisent).
Voici la vision de la magie dans mon roman, qui se démarque donc de celle, que je partage pourtant, de Tolkien.
Maintenant, quelle forme elle prendra, j'y réfléchi beaucoup sans trouver de choses convaincantes. L'enchantement n'a rien à voir avec la magie, il s'agit donc d'une lutte émotionnelle contre une lutte psychique ou physique... disons matérielle.
On verra si j'y arrive. (mais la magie, passée un certain point, sera donc bien visible (trop à mon goût), et le lecteur en prendra plein la tête, en espérant qu'il comprenne de quoi il s'agit en fait).

Pour H.P, j'ai vraiment bien aimé le premier (vu, pas lu (ou feuilleté simplement)), mais moins les autres. En tous cas, je ne condamnerai pas la baguette d'H.P !! ouarf, ouarf !! Comme tu dis, cela fait partie des contes comme la fée bleue ou le père Noël. Par contre, il y a d'autres choses que j'aime nettement moins dans les autres volumes de H.P, qui mériterait peut-être qu'on s'en méfie... mais ce ne serait pas la magie.

Quand à ces établissements cathos qui interdisent H.P pour les raisons que tu cites, j'aimerais bien que tu me dise lesquels. Et ça veut dire quoi interdire H.P ??? Qu'il n'est pas étudié en français (c'est la moindre des choses, qu'il n'entre pas dans la bibliothèque (il y a peut-être mieux à acheter, et je dirai la même chose pour le SdA, dans une bibliothèque d'école), ou bien qu'il est interdit de lire ça pendant la récré ?? :-)))
Bizarre cet article, après avoir lu autant d'autres articles cathos qui expliquaient aux parents qu'ils pouvaient laisser leurs enfants lire H.P, à condition que cela ne deviennent pas pathologique.
(tiens, je me souviens d'un Astrapi ou d'un j'aime lire où l'on nous expliquait comment faire une potion magique à base de shampoing, de poivre et d'encre pour enduire sa baguette et répandre le bonheur autour de nous... Et je l'ai fait ! Qui y verrait quelque chose de mal ?)

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