28-11-2003, 13:25
On ne se forge pas des convictions, ou une morale, sur des situations parfaitement hypothétiques...De plus, un pervers glissement sémantique a fait dériver, d' une manière habituelle dans ce genre de débat, du comportement d' une nation ( la guerre n' est guère dans les possibilités d' UN seul individu, aussi puissant soit-il ! ) vers le comportement individuel: que dois-je faire si " on " m' attaque ?!
L' exemple de Melilot mériterait, pour être pris en compte, quelques précisions...Pour quelles aberrantes raisons, se promenant tranquillement avec sa progéniture, devrait-il se voir affronter la haine meurtrière, soudaine et sans explication, d' un...D' un quoi, d' ailleurs ? Ecartant la possibilité d' une inconcevable inconscience l' ayant amené à faire partager, de manière délibérée, une situation potentiellement dangereuse pour ses enfants ( seuls concernés, apparemment ), on peut s' interroger sur l' éventualité d' une telle occurrence...Et la merveilleuse situation problématique, donnée comme exemplaire, redevient ce pourquoi elle nous avait été donnée, à savoir la justification d' un choix théorique pré-existant: si Sauron, prenant conscience des conséquences néfastes de son comportement, cessait de vouloir s' emparer de l' Anneau mais désirait juste le conserver dans une vitrine, par pure nostalgie de ses années de jeunesse, il n' y aurait aucun inconvénient à ce que Frodo accède à sa demande...Pas vrai ?! De fait, il y a quasiment aucune chance pour que Sauron agisse ainsi...Comme il y a, logiquement, fort peu de chance pour que l' ami Melilot se retrouve dans le douleureux dilemme d' avoir à contrevenir à son éthique personnelle, ou laisser l' ogre bouffer sa progéniture !
Je finirai par une anecdote qui, bien que s' étant passée il y a fort longtemps, a sans doute fait beaucoup pour expliquer mon aversion de la violence, et la foi que je mets dans le principe de responsabilité personnelle...!
Interrogé, après le meurtre de son enfant, sur sa position d' adversaire de la peine de mort ( on peut souligner, d' ailleurs, le tact, et le bon goût, de ce journaliste retombé, à mon souvenir, dans un salutaire anonymat ! ), le père de la victime répondit qu' il ne trouvait pas, dans l' affreuse souffrance qu' il endurait, matière à renier ses convictions citoyennes: " de nombreux innocents, executés par erreur, n' avaient pu empêcher au drame de survenir ", ajoutait-il, " et aucune condamnation à la peine capitale ne pourrait faire que son enfant revive...."
Gandalf n' aurait, sans doute, pas mieux dit....N' est-ce pas ?!
TB
L' exemple de Melilot mériterait, pour être pris en compte, quelques précisions...Pour quelles aberrantes raisons, se promenant tranquillement avec sa progéniture, devrait-il se voir affronter la haine meurtrière, soudaine et sans explication, d' un...D' un quoi, d' ailleurs ? Ecartant la possibilité d' une inconcevable inconscience l' ayant amené à faire partager, de manière délibérée, une situation potentiellement dangereuse pour ses enfants ( seuls concernés, apparemment ), on peut s' interroger sur l' éventualité d' une telle occurrence...Et la merveilleuse situation problématique, donnée comme exemplaire, redevient ce pourquoi elle nous avait été donnée, à savoir la justification d' un choix théorique pré-existant: si Sauron, prenant conscience des conséquences néfastes de son comportement, cessait de vouloir s' emparer de l' Anneau mais désirait juste le conserver dans une vitrine, par pure nostalgie de ses années de jeunesse, il n' y aurait aucun inconvénient à ce que Frodo accède à sa demande...Pas vrai ?! De fait, il y a quasiment aucune chance pour que Sauron agisse ainsi...Comme il y a, logiquement, fort peu de chance pour que l' ami Melilot se retrouve dans le douleureux dilemme d' avoir à contrevenir à son éthique personnelle, ou laisser l' ogre bouffer sa progéniture !
Je finirai par une anecdote qui, bien que s' étant passée il y a fort longtemps, a sans doute fait beaucoup pour expliquer mon aversion de la violence, et la foi que je mets dans le principe de responsabilité personnelle...!
Interrogé, après le meurtre de son enfant, sur sa position d' adversaire de la peine de mort ( on peut souligner, d' ailleurs, le tact, et le bon goût, de ce journaliste retombé, à mon souvenir, dans un salutaire anonymat ! ), le père de la victime répondit qu' il ne trouvait pas, dans l' affreuse souffrance qu' il endurait, matière à renier ses convictions citoyennes: " de nombreux innocents, executés par erreur, n' avaient pu empêcher au drame de survenir ", ajoutait-il, " et aucune condamnation à la peine capitale ne pourrait faire que son enfant revive...."
Gandalf n' aurait, sans doute, pas mieux dit....N' est-ce pas ?!
TB

