je partage ton analyse sur le fait que l'anneau n'est pas nécessaire à la chute de Saroumane, même s'il l'accélère sans doute.
Des toris Istari restant dans l'uest des terres du milieu, seul un n'a pas échoué : Gandalf. les deux autres ont échoués :
* Saruman : en voulant faire le bien envers et contre tous, il sacrifie les moyens à la fin. Il pense que sa cause est tellement juste qu'il a le droit de tout faire pour y parvenir : mentir, manipuler. En cela, il voit l'Anneau comme un moyen pratique pour établir sa fin, de la même façon qu'il a vu dans l'utilisation d'orques et de semi-orques un moyen pratique d'obtenir des serviteurs obeissants et efficaces.
* Radagast aussi a echoué, puisque, plus attiré par la nature que par les créatures pensantes, il refuse au final de s'engager. Radagast pour moi représente le neutre absolu. Lui refuse tous les moyens et se désinterresse au final de la fin. Il est intéressant de noter qu'il parvient à la fois à faire emprisonner Gandalf (en l'envoyant à Saruman) et à le délivrer (en lui envoyant Gwaihir), mais sans avoir conscience de ce qu'il faisait dans les deux cas.
Je n'ai aucune reminiscence de radagast dans le reste du roman. Je ne pense pas qu'il ai participé d'une quelconque façon à la guerre de l'Anneau, ce qui rappelle son cote neutre.
On pourrait, à travers un certain nombre de personnages, identifier ainsi les façons dont les hommes réagissent face à une menace ou une difficulté. Rapidement, on peut lister (sans être exhaustif):
* Saruman : lutter par tous les moyens, quitte à y perdre son ame et à devenir ce que l'on combat
* Radagast : ne pas prendre position et rester en dehors du conflit
* Theoden : Refuser de voir la réalité en face jusqu'au dernier moment
* Denethor : se laisser aller au désespoir et se rendre sans combattre
Keren, vengeur nain

