1) Les Orques n’étaient pas une race à exterminer nécessairement (les tumeurs malignes ne sont donc pas toujours à enlever) :
« If any Orcs surrendered and asked for mercy, they must be granted it, even at a cost. This was the teaching of the Wise, though in the horror of the War it was not always heeded. »
(Orcs ; Home X, 419)
Tolkien ajoute en note qu’il y avait peu de chance qu’un Orque demandât grâce à un Elfe, car Morgoth leur avait fait croire que les Elfes « s’amusaient » avec leurs prisonniers et les mangeaient...
Un peu plus haut dans ce même paragraphe, Tolkien explique pourquoi les Sages des Jours Anciens refusaient une telle extermination : certes, les Orques devaient être combattus avec la plus grande vigueur ; mais il ne fallait pas se comporter envers eux comme eux-mêmes se comportent (c’est-à-dire avec cruauté et perfidie). Bref, ne pas devenir le monstre que l’on combat...
Les Orques sont peut-être incurables [irredeemable], mais la Loi reste valable à leur sujet.
2) Il y a bien eu une sorte d’âge d’or des Orques, où ils prirent l’habitude de vivre dans de petits domaines (« petty realms »). Cette période s’inscrit au début du Deuxième Âge, après la chute du Thangorodrim et avant le retour actif de Sauron (Home X, 419-420).

