22-09-2003, 19:30
Je repensais il y a peu à une nouvelle lue dans le numéro 10 de la revue Faeries, où il était question d’un jeune elfe devenu loup-garou et qui, le jour où son souhait le plus cher peut se réaliser, demande à être « libérer » de sa tare. Cette libération apparaît alors comme étant la mort elle-même, car même en ayant retrouvé sa nature première, l’elfe n’aurait pas pu vivre avec le souvenir des crimes qu’il a commis. Cette petite digression s’explique parce qu’elle m’a fait réfléchir.
Mme Samdja disait « tiquer » sur le fait que les orcs soient la « race à abattre » (si vous me passez l’expression), alors qu’ils présentaient des réminiscences de leur humanité (elficité ?!) passée. Mais y a-t-il un autre salut pour eux, si l’on considère qu’ils sont des humains ou des elfes transformés par la torture ? Existe-t-il un remède pour survivre avec l’altérité ? Peut-on redevenir soi alors qu’on a été totalement corrompu, et que plus aucune de nos actions ne relève de notre libre arbitre ? La mort n’est elle finalement pas la seule solution ?
Attention, je ne dis pas que tuer des centaines de milliers d’orcs soit un acte altruiste ! Mais n’y a-t-il pas au fond une sorte de libération dans la mort ? Ce qui n’empêche d’ailleurs pas la peur de la mort des orcs : comme le dit Lambertine, chacun tient à sa peau. Même si celle-ci lui répugne.
Dans ce cas, tuer un orc serait certes d’abord défendre sa peau (et on ne tue que dans ce cas-là, et pas juste « pour le plaisir ») mais également – sans que ceci soit conscient – une façon de rendre celui-ci à son humanité perdue…
Mme Samdja disait « tiquer » sur le fait que les orcs soient la « race à abattre » (si vous me passez l’expression), alors qu’ils présentaient des réminiscences de leur humanité (elficité ?!) passée. Mais y a-t-il un autre salut pour eux, si l’on considère qu’ils sont des humains ou des elfes transformés par la torture ? Existe-t-il un remède pour survivre avec l’altérité ? Peut-on redevenir soi alors qu’on a été totalement corrompu, et que plus aucune de nos actions ne relève de notre libre arbitre ? La mort n’est elle finalement pas la seule solution ?
Attention, je ne dis pas que tuer des centaines de milliers d’orcs soit un acte altruiste ! Mais n’y a-t-il pas au fond une sorte de libération dans la mort ? Ce qui n’empêche d’ailleurs pas la peur de la mort des orcs : comme le dit Lambertine, chacun tient à sa peau. Même si celle-ci lui répugne.
Dans ce cas, tuer un orc serait certes d’abord défendre sa peau (et on ne tue que dans ce cas-là, et pas juste « pour le plaisir ») mais également – sans que ceci soit conscient – une façon de rendre celui-ci à son humanité perdue…
Voilà, cette petite réflexion vaut ce qu’elle vaut, c’est-à-dire peut-être pas grand-chose, mais puisqu’elle était là, autant vous la soumettre !

