07-10-2003, 13:20
Rien à redire!
En revanche, comme le suggère ton éloquent vingtdiou final, la question reste ouverte: pourquoi une grand-mère? Qu'avait Tolkien derrière la tête? Réminiscence d'une grand-mère à lui qui aurait servi de modèle en aparté?
Et si la société hobbite (structure sociale) est effectivement gouvernée par des hommes, ce que personne ne conteste, Gandalf parle en l'occurence de cette grand-mère là car le contexte narratif s'y prête. Il ne précise pas le caractère exceptionnel de cet état de fait. Rien n'indique donc que cela soit unique dans l'histoire hobbite (je ne parle pas de l'autorité naturelle, voire le charisme d'une femme qui lui ait naturellement donné un rôle clé au sein d'une famille, mais bien d'une autorité consensuelle et plébiscitée au sein d'un clan). Qui peut nier, source à l'appui, qu'il n'y ait pas eu d'autres exemples de ce type dans tel clan à telle époque, d'autant plus que Gandalf, dans le fil de sa narration, ne semble pas en souligner le caractère insolite et extraordinaire, et la réaction (plutôt la non réaction) de Frodo sous-entend implicitement qu'il n'est pas étonné outre mesure qu'une femme puisse jouir d'une telle autorité. Bon, là c'est sûrement s'avancer par trop dans l'analyse focale du texte, mais le point mérite d'être soulevé tellement il est, vingtdiou, intrigant!!!
En revanche, comme le suggère ton éloquent vingtdiou final, la question reste ouverte: pourquoi une grand-mère? Qu'avait Tolkien derrière la tête? Réminiscence d'une grand-mère à lui qui aurait servi de modèle en aparté?
Et si la société hobbite (structure sociale) est effectivement gouvernée par des hommes, ce que personne ne conteste, Gandalf parle en l'occurence de cette grand-mère là car le contexte narratif s'y prête. Il ne précise pas le caractère exceptionnel de cet état de fait. Rien n'indique donc que cela soit unique dans l'histoire hobbite (je ne parle pas de l'autorité naturelle, voire le charisme d'une femme qui lui ait naturellement donné un rôle clé au sein d'une famille, mais bien d'une autorité consensuelle et plébiscitée au sein d'un clan). Qui peut nier, source à l'appui, qu'il n'y ait pas eu d'autres exemples de ce type dans tel clan à telle époque, d'autant plus que Gandalf, dans le fil de sa narration, ne semble pas en souligner le caractère insolite et extraordinaire, et la réaction (plutôt la non réaction) de Frodo sous-entend implicitement qu'il n'est pas étonné outre mesure qu'une femme puisse jouir d'une telle autorité. Bon, là c'est sûrement s'avancer par trop dans l'analyse focale du texte, mais le point mérite d'être soulevé tellement il est, vingtdiou, intrigant!!!
(Quant à l'opposition féminité/masculinité (principes anima/animus repris par les nouvelles écoles de psychanalyse), il y aurait des choses à dire mais ce serait, à défaut d'être hors sujet, trop connexe ici. Peut-être dans un nouveau fuseau...)
Je ne dispose que du Hobbit, du Silmarillion et du SdA. Qu'en disent les autres ouvrages et que savons-nous d'une éventuelle aïeule de Tolkien qui eût pu faire référence?
Amicalement.

