Dans un vieux livre d’un historien allemand, contemporain de Tolkien,(Rudolf Pötler) « la Saga des Vikings »on trouve une description féminine qui me semble assez compatible avec l’extrait donné par Gurth :
« Jusque dans le haut Moyen Age la littérature nordique dépeint de préférence la paysanne qui se tient à coté de son mari, fidèle travailleuse et sure unie à lui dans une communauté de destin indissoluble. Voilà qui éclaire singulièrement la compagne des fatigues et des dangers chantée par Tacite ».
Et plus loin :
« Accomplissant la plus grande partie du travail elle était indispensable .Au moins pendant les fréquentes absences des hommes elle était la maitresse incontestée du domaine. Elle devait faire cultiver les champs et rentrer les récoltes, soigner le bétail, mettre les enfants au monde, commander les esclaves, batailler avec les voisins jaloux. Bref, tenir les rênes d’une main de fer ».
Et encore
« Ce n’était pas un vie facile…..elle faisait des caractères durs intraitables et renfermés ».
Voici une belle grand-mère pour Sméagol ?
On peut bien sur penser que cette image n’est pas très exceptionnelle mais à ma connaissance même dans un contexte similaire celtes et germains ne se montrent pas si égalitaires. Même en l’absence du chef de famille ou après sa disparition ,la direction du domaine soit échoit aux héritiers males soit est confiée au clan qui décide de sa redistribution.
Cette tradition peu habituelle dans les sociétés du haut Moyen Age ne peut venir que de peuples où l’absence totale d’hommes au village est fréquente du fait des guerres ou de la nécessité de longs déplacements constants comme il en va des marchands, seconde activité essentielle des vikings. (L’activité commerciale expliquant peut-être aussi le fait qu’ « ils craignaient moins les hommes »que les autres branches Hobbites)
Les « Forts » seraient-ils l’héritage viking des Hhobbits ?
Ce qui me gêne c’est le peu de rapport entretenu par les »Forts » avec les Nains ;or la mythologie nordique fait une bonne place aux Nains ?
Mj

