Quand on compare "numénoréens", "gondoriens" et "hommes moindres", il s'agit de toute évidence d'une race unique. Les inégalités ne sont pas raciales. Soit elles viennent du "sang" (on comprendra "génétique"), soit elles viennent de la culture, du lieu de naissance. Deux exemples :
- Le fils de Carl Lewis a plus de chances de courir plus vite que le fils de Woody Allen : ce seraient pourtant tous les deux des hommes (je mets le conditionnel car j'ignore s'ils ont tous les deux une fils, d'ailleurs... :D ). Ca revient à comparer la durée de vie d'un numénoréen par rapport à un homme du Rohan, par exemple.
- J'avais personnellement plus de chances d'apprendre à lire et écrire correctement le français qu'une fille d'immigrés clandestins congolais. Ca revient à comparer les chances d'accès à l'information des gondoriens et des hommes alliés de Saroumane, par exemple.
Faire cette constatation simple ne revient pas à dire qu'on trouve ça bien, normal, ou juste. Bien au contraire. Corollaire : ce n'est pas parce qu'un livre parle effectivement d'inégalités flagrantes entre les différents peuples qu'il en fait l'éloge, même si les personnages de l'histoire peuvent avoir des comportements racistes à certains moments (méfiance vis-à-vis d'autres peuples, jugements collectifs).
b.

