A propos de la culture légitimiste de l’Angleterre, Je me souviens d’une phrase d’André Maurois, dans son histoire de l’Angleterre où il disait qu’au Moyen Age le peuple Anglais pardonnait beaucoup aux rois parce que le pire des rois valait mieux que la plus courte des Anarchies. Ce sentiment a sans doute longtemps perduré car , je crois que les anglais ont beaucoup plus souffert des luttes de pouvoir que les français.
Melilot>> :Selon ce courant de pensée, né à la Renaissance (en Italie, je crois, mais faut vérifier) et vite répandu à travers toute l'Europe, ce n'est plus l'hérédité seule qui légitime le roi, mais ses actes, sa personnalité. Un souverain se doit d'être juste, réfléchi, et au dessus des dissensions. Idéal élevé et difficile à atteindre pour un homme de pouvoir. » »
Tu penses peut-être à Machiavel ?vœux pieux et il a en outre été si mal compris !
Pour moi, il me semble que le lignage a conservé toute son importance dans cette légitimité, je ne sens pas pour ma part chez les souverains un tel souci de justice ou d’équité si ce n’est dans les discours !
Mais je dirais plutôt que la légitimité, outre l’hérédité, s’est surtout appuyée sur le droit divin et jusqu’à des temps récents Dieu et Roi ont été associés dans la plupart des monarchies même si leur relations ont souvent été passionnelles (et meurtrières)!
Une monarchie en paix devait d’abord l’être avec son église.
La révolution française a su secouer ce couple et dissocier les deux pouvoirs peut-être parce que l’Eglise Française se préoccupait plus des affaires de l’état que de son influence spirituelle, permettant l’émergence des idées qui ont remis en question la légitimité de l’autorité royale !
Quant à ta conclusion sur Tolkien je la partage en totalité: « pas un rebelle », mais quelqu’un de suffisamment lucide pour ne pas s’abandonner à « l’inconditionnalité » (si ça peut se dire ?) et quelqu’un surtout de peu enclin à la soumission (si ce n’est à son Dieu ! or God save the Queen …..)
Mj

