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Narration dans l'Ainulindale
#3
Les Valar arrivent dans un univers plongé dans les ténèbres (1), en des âges oubliés et sans témoins (2), mais le Mal est au milieu d’eux, Melkor apportant les feux de la destruction (3). L’équilibre (ou plutôt le savant déséquilibre) est parfait.

Cet exemple est manifeste de la variété avec laquelle Tolkien use de la structure ternaire.
Tolkien ne se contente pas d’aligner des triplets redondants (1-2-3) ; il le fera à l’intérieur de chaque section (cf. plus bas), mais il n’abuse pas de l’artifice. Ici apparaît une variation de la forme (1-2)/(3) : la troisième partie s’opposant à un avancement du Chaos vers le « Bon », ce que pouvait espérer le lecteur ayant lu (1-2). La particularité de (3) par raport à (1-2) était d’ailleurs évidente : il suffisait, une fois les délimiteurs isolés, de lister les mentions des Ainur : (Valar-Valar)/(Manwë,Aulë,Ulmo)

regardons maintenant chaque section d’un peu plus près :

(1)
(A) But when the Valar entered into
        (B) they were at first astounded AND at a loss,
               for it was as if naught was yet made which they had seen in VISION,

        (B) and all was but on point to begin AND yet unshaped,
               and it was DARK.

        (B) For the Great Music had been but the growth AND flowering of thought in the Timeless Halls,
               and the VISION only a foreshowing;
(A) but now they had entered in at the beginning of Time,

Sosryko

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