13-11-2003, 14:08
(2) : Commentaire (suite) et ouverture :
Il ne faut pas chercher ailleurs qu’en soi-même cette beauté et cette Histoire, car la Vision est personnelle : « Voyez votre Musique ! » dit Ilúvatar aux Ainur. Il ne faut donc pas dire : « ‘Voyez, elle est ici’, ou : ‘Il est là’ », « Car voyez, le royaume de Dieu est au-dedans de vous. » (Luc 17:21)
Ce « votre » et ce « vous » s’adressent à tous (les Ainur ; les hommes) mais également à chacun en particulier (Manwë comme Melkor ; toi comme moi). Si la Vision est commune, chacun chante la mélodie qu’il désire, et il est seul responsable du souvenir fidèle de la Vision.
Aussi, deux choses sont sûres : « la vision des soirs et des matins dont il s’agit est véritable » (Dn 8:26), et cette vision est vitale, car « faute de vision, le peuple périt » (Pr 29:18[KJ]).
Ce n’est pas pour rien que le texte présente Irmo, « maître des visions et des rêves », comme « le plus jeune » des Fëanturi, alors que l’aîné, Namo est « le gardien de la Maison des Morts » (Val.,p.29). La vision est source de vie, elle est le moteur de la vie.
L'accomplissement, l' « achèvement » d'une œuvre, c’est-à-dire, en suivant Le Petit Robert, ce qui la conduit à la perfection demandera toujours des efforts semblables à d'« immenses travaux ». Pour autant, si on désire ardemment l’achèvement de l’œuvre, ces immenses travaux ne s’effectueront ni dans la peine ni sous la contrainte mais bien dans l’amour ; car seul l’amour pousse à la perfection, et l’amour seul est « accomplissement » (Ro 13:10 : « L’amour ne fait pas de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi. »)
Avoir un tel amour du Monde, c’est être « épris de sa beauté et de son Histoire », mais pour cela, il faut avoir la Vision de cette beauté qui peut être et de l’Histoire qui ne demande qu’à être façonnée :
And many among them became enamoured of its beauty, and of its history which they saw beginning and unfolding as in a vision.
(Valaquenta, p.25)
Il ne faut pas chercher ailleurs qu’en soi-même cette beauté et cette Histoire, car la Vision est personnelle : « Voyez votre Musique ! » dit Ilúvatar aux Ainur. Il ne faut donc pas dire : « ‘Voyez, elle est ici’, ou : ‘Il est là’ », « Car voyez, le royaume de Dieu est au-dedans de vous. » (Luc 17:21)
Ce « votre » et ce « vous » s’adressent à tous (les Ainur ; les hommes) mais également à chacun en particulier (Manwë comme Melkor ; toi comme moi). Si la Vision est commune, chacun chante la mélodie qu’il désire, et il est seul responsable du souvenir fidèle de la Vision.
Aussi, deux choses sont sûres : « la vision des soirs et des matins dont il s’agit est véritable » (Dn 8:26), et cette vision est vitale, car « faute de vision, le peuple périt » (Pr 29:18[KJ]).
Ce n’est pas pour rien que le texte présente Irmo, « maître des visions et des rêves », comme « le plus jeune » des Fëanturi, alors que l’aîné, Namo est « le gardien de la Maison des Morts » (Val.,p.29). La vision est source de vie, elle est le moteur de la vie.

