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les raisons du succès du SDA ?
#14
Du tout, du tout, Esgal! Bon travail que tu nous as fait et que tu nous proposes. Je crois et j'espère que tu vas encore recevoir de nombreuses réponses à ta question initiale, et chacune de ces réponses, différente en fonction de la sensibilité personnelle de son auteur, te - et nous - découvrira encore des faces cachées, des aspects nouveaux de cette oeuvre et de son impact sur nous, lecteurs, et te permettra d'affiner et d'approfondir ce début d'étude auquel tu t'es volontairement et naïvement collé... :-D. (Wah! Le piège!)

Eh oui, te voilà maintenant responsable de ce fuseau, et de la synthèse analytique générale que tu vas nous en fournir et que nous attendons maintenant avec tellement d'impatience et de salive aux lèvres, que tu ne vas pas risquer de nous décevoir. (Hé! Hé! ;-) ).

Mais t'inquiètes pas, on est tous là pour t'aider (d'autant plus que maintenant, on est déjà salement accrochés au sujet).

Tu peux déjà intéger aussi le post de Lambertine, qui met le doigt sur l'impression de proximité que l'on ressent avec les personnages. Les Hobbits en particulier, sont des gens tels qu'on en rencontre et fréquente tous les jours (sauf peut-être pour les pieds poilus? Hors des vacances à la plage, c'est difficile à vérifier...surtout dans nos contrées nordiques). Et en effet, comme elle le souligne, Aragorn est beaucoup plus subtilement et profondément dessiné que le classique héros chevaleresque en pur granit monolithique.

Ce mélange personnages ordinaires/situations extraordinaires doit aussi jouer, je pense, sur le mécanisme d'identification et de fascination. Et a contrario, le fait que Tolkien nous présente des personnages extraordinaires, purement imaginaires (Elfes et Orcs) comme des gens ordinaires, dans des situations qui leur paraissent à eux ordinaires. Deux exemples : Galadriel présente son miroir à Frodo en s'étonnant qu'il considère cela comme de la magie. Pour elle, c'est un objet normal, de la simple technique. De manière générale, les Elfes que Tolkien nous présentent apparaissent aussi singulièrement "humains", donc à la fois proches et fascinants, crédibles.

Ensuite plusieurs scènes où on voit des ploucs de l'armée orc se chamailler ou rêver de se mettre à leur compte, comme de banals malfrats dans un roman policier.

Et puis, il y a aussi le noeud du roman, la question cachée derrière toutes les péripéties guerrières, aventureuses et magiques, la question que chacun de nous s'est posée pendant et après la lecture : qu'aurions-nous fait, nous, de l'anneau? Hé! pas si simple, hein?! Ca hante, ça aussi...

Allez, Esgal, à bientôt, courage et bon boulot! ;-).

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