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Túrin, ofermod et deuxième fonction
#3
Je suis ravi de voir que mes réflexions ont pu intéresser certains d’entre vous.

Je suis parfaitement d’accord avec toi Moraldandil sur le fait que «Tolkien ne présente pas la valeur guerrière comme quelque chose de positif en soi ». Je ne dis pas autre chose lorsque j’écrit «Cette aversion pour la guerre est même, en fait, chez Tolkien une preuve de sagesse alors que l’amour des combats et de la gloire est une faille », mais cela ne m ‘empêche pas de penser que Turin est bien un Guerrier.

Le texte qui est publié sur ce site n’est pas un essai en tant que tel mais la transcription d’une conférence que j’ai donné à Oxford et pour laquelle j’étais limité à ¾ d’heure. Ceci explique son style parlé et les nombreux raccourcis que j’ai du prendre. Mais j’aurais aimé développer d’autres comparaisons

- la prise d’armes avant l’age (cf Cuchulain partant en guerre à 5 ans)
- l’attirance quasi magnétique pour les armes (cf Achille caché parmi les et débusqué par Ulysse)
- l’absence de don pour les arts (cf Héraclès tuant ellement son prof de musique par gaucherie)

Tout ceci milite bien pour rapprocher Turin du guerrier archétypal. Il est bien vrai que Turin finit mal, mais c’est souvent le cas des Guerriers mythologiques aussi.

Ceci s’explique par le rôle ambivalent du guerrier. Il protège et sert au maintien de l’ordre mais il est aussi un meurtrier et à ce titre ne peux pas, contrairement au vers de du Bellay, « plein d’usage et raisons vivre entre ses parents le reste de son age »
(Jason en l’occurrence cité par du Bellay finit très mal: infidèle et cocu ayant laissé tuer son père et ses enfants et sombrant dans la folie)

cordialement

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