01-12-2003, 00:27
Turin est un héros désespéré, et que j'aime beaucoup. Il n'empêche qu'à Nargothrond ( j'ai dit à Nargothrond. Pas avant, et pas après ) il empanache la guerre, préférant des affrontements directs à la guerre d'embuscades des Elfes d'Orodreth, et celà contre les avis judicieux de Gwindor. Rapprochant en celà la guerre contre l'Angband des guerres que l'on peut trouver dans les romans médiévaux ou antiques. Le Mormegil devient par ses exploits un héros de légende de son vivant.
Et quand je parlais de "jeu" je pensais plus aux exploits des autres héros qu'à ceux de Turin lui-même ( c'est même en partie pour celà que Turin n'est pas un héros "solaire" ). Je suis désolée, mais lorsque je lis les exploits d'Achille, de Siegfried, de Vivien ou de Roland, par exemple, j'ai difficile à concevoir qu'ils considèrent la guerre comme quelque chose de grave, comme une tragédie, avant qu'ils soient touchés dans leur propre chair ou celle de leurs proches. Ce qui est à mes yeux l'une des plus grandes différences entre Tolkien et les littératures héroïques précédentes.

