A la problématique que formule Vincent : cette question est d'autant plus intéressante qu'elle pose, à partir d'un lieu commun (la 'gallophobie' plus ou moins avérée de Tolkien) un problème de fond : quels contresens commet forcément un lecteur qui ne partage pas la culture d'un auteur ? (vaste question :-) je me permettrai (;)) d'ajouter un cadre théorique ; en l'occurrence, nous nous posons la question non dans le cadre de la littérature en général, mais celui des Contes.
Donc, si celui qui retient notre attention prenait place en Angleterre pourquoi pas ...
Ici il prend place en Terre-du-milieu, donc, pour saisir pleinement son sens la seule culture nécessaire est celle de la Terre-du-milieu. Je suis d'accord avec Edouard : Un auteur (littéraire) est par définition lisible ou analysable une fois qu'il est ecrit dans une langue "compréhensible" (càd connue). Il se trouve que le "Seigneur des Anneaux" ou "The Lord of the Rings" ou pour prendre son titre elfique "Heru i Million" est une traduction écrite par des Hobbits. Alors quoi, il n'y aurait que des Hobbits pour la comprendre? ;) mais j'irai même encore plus loin, en répondant OUI à sa
Melilot : Mais j’en arrive ici à ma dernière remarque : on ne lit pas Tolkien « en tant que » français, ou anglais, ou espagnol ou turc. On le lit en tant qu’individu. On l’apprécie ou non, on le lit profondément ou superficiellement, on entre ou pas du tout dans cet univers, avant tout individuellement, en fonction de ses goûts et de sa sensibilité personnelle, en tant que lecteur indifférent, intéressé, passionné ou séduit. C’est pourquoi la question de savoir si « les » français, ou « les » musulmans, ou quelque autre catégorie de lecteurs envisagée comme un groupe homogène, est capable ou non de lire et de comprendre Tolkien - ou n’importe quel autre auteur étranger à sa culture propre - est un faux débat (enfin, à mon humble et personnel avis! Rien ne vous empêche d’en débattre, si le cœur vous en dit :-D).
PS : Silmo : Pour le reste, on serait prêt à pardonner beaucoup de choses au professeur y compris une partie de sa gallophopbie, mais sûrement pas d'avoir eu le mauvais goût de préférer la cuisine anglaise à notre illustre gastronomie !!! Non mais (y a des trucs avec lesquels on ne rigole pas) !!!
Farpaitement ! Dans mes bras ! :)

