Que neni. :)
Car le mot "réalité" qui n'a pas le bon sens... ici.
Il est dommage (et mm plus ! comme dirait les Dupont/d) que "l'analyse littéraire" ne touche pas ceux qui s'intéressent à la littérature. Ici c'est un forum littéraire, pas de physique théorique non? :) :) :)
Il existe une abondante littérature qui présente les outils pour analyser et comprendre la littérature. Discuter de la littérature avec un conaiisance _0_ de ces outils ne peut amener qu'à des incompréhensions (ce qui arrive sans cesse ici, hélas).
Je m'explique (en 2 mots). Un livre est un objet physique certes, mais il contient aussi un "écrit". Dans le cadre de la littérature ce contenu est "fictif" (ce n'est pas le cas d'un traité de physique nucléaire, qui se veut "descrptif du Réel" ; mais lisez donc un traité de chimie du 18e siècle, aujourd'hui il a aquit le statut d'un écrit "fictif").
Fictif veut dire que dès les premières lignes le lecteur passe un pacte avec le narrateur : "je lis ces lignes et en lisant j'y crois". Car si on n'y croit pas, on referme le roman et on dit : "mais je ne connais ce capitaine Nemo! C'est pas mon voisin, ou mon ami, je l'ai jamais _vu_ donc il n'existe pas, donc c'est impossible pour moi."
Le contrat littéraire a pour fonction de mettre en équivalence deux mondes de perceptions : réel (lecteur/spectateur pour le cas du théatre) et fictif (narrateur).
C'est dans le cadre du monde fictif que notre narrateur déclare qu'il n'a pas écrit le SdA, mais qu'il s'agit d'une traduction à partir du Livre Rouge.
Le narrateur n'est PAS l'auteur. M. Tolkien n'était pas fou et nous non plus.
Bonne journée,
Edouard Kloczko

