Je n'y connais sans doute rien en littérature, mais je voudrais quand même faire une remarque : il doit être possible de lire une fiction, ou même une Faërie, sans y "croire", sans pouvoir atteindre à ce que j'appellerai la "lecture interne" de l'oeuvre. Qu'il y ait un trop grand décalage entre la pensée de l'auteur et celle du lecteur, par exemple, que cette différence soit culturelle ou psychologique. Je ne peux pas dire,par contre, si dans ce cas le lecteur y trouve un plaisir quelconque ( j'avoue que moi, non. Et que souvent, dans ce cas, comme tu l'as dit, je referme le livre. Mais pas toujours ).
Dans le cas de cette lecture "externe", ne peut-elle pas justement être intéressante de façon "externe", quant à la connaissance par exemple, de la culture de l'auteur ( anonyme, souvent, dans le cas des légendes et contes populaires, donc de la Faërie ) ?
Cher Swing Kid,
Je crois qu'il n'est dans l'idée de personne ici que le SdA soit VRAIMENT la traduction de "La chute du Seigneur des Anneaux et le Retour du Roi" de Mr. Frodo Baggins. Celà ne l'est que dans la logique interne de l'histoire, et, le livre refermé ( et le DVD éteint... ) je sais PARFAITEMENT que je ne suis pas une Hobbitte, et que dans la vraie vie, Frodon n'existe pas plus que le Capitaine Nemo, Blanche Neige, Ulysse, Don Quichotte ou Harry Potter.
Cher Jérôme,
Je suis parfaitement d'accord avec toi pour dire que la Faêrie doit se lire en faisant abstraction des élément externes. Je reprendrais l'expression de Tolkien qui la comparait à la "Soupe" dans laquelle il ne fallait pas rechercher l'"os".
Cependant, il peut arriver que le lecteur se dise que,décidément, cette soupe a un drôle de goût, et qu'il ne peut que se demander ce qui lui donne ce goût. Que l'enchantement ne fonctionne pas, ou ne fonctionne plus, et que le lecteur en arrive alors à avoir une lecture "externe" du conte. Et je crois pour ma part que celà peut plus facilement arriver quand dans la "soupe" se trouvent trop peu de référents familiers ou pas de référents familiers du tout.
Cher Hyarion,
Au sujet de la francophobie de Tolkien : je crois qu'elle ne devrait influencer la lecture de l'oeuvre que dans la mesure ou elle a influencé son écriture, et que, quelque part, elle s'y retrouvait. Or, manifestement, elle ne s'y retrouve pas. Ce n'était qu'une opinion marginale de l'auteur ( du moins en tant qu'auteur ).

