Il y aurait d'intéressants développements à faire au sujet des relations entre transmission du savoir par écrit et oralement, mais j'ai l'impression qu'on sort à nouveau du sujet.
Juste une petite remarque : il est remarquable notamment qu'on ne parle de "folklore" (avec la nuance péjorative soulignée par Moraldandil) que pour les sociétés occidentales. Pour l'Afrique, par exemple, ou le monde indien de l'Amérique du sud, on parle de "traditions", non seulement avec respect, mais surtout avec l'idée d'une sagesse ancestrale menacée de disparition et qu'il faut conserver à tout prix - entre autres par le biais de l'écrit.
(Et puis, tiens, tant que je suis lancée), l'imaginaire des mondes celtes, finnois et dans une moindre mesure anglo-saxon (ces derniers connaissaient et utilisaient l'écriture, du moins à partir de la christianisation) qui ont inspiré Tolkien - relève effectivement d'un savoir qui a failli disparaître, et n'a paradoxalement survécu que grâce à la mise par écrit d'une partie - et d'une partie seulement - de ses traditions par une culture postérieure dominante.
Une autre partie de ce qui ne fut pas noté a été conservée dans ce qu'il est convenu d'appeler - toujous avec condescendance - "contes de bonnes femmes", et transmis de génération en génération par la tradition orale. Mais, justement parce qu'il s'agit de tradition orale, non figée une fois pour toute sous forme écrite, s'est aussi modifiée au fil du temps, au gré de l'évolution des cultures et des mentalités.
Oups... A vous la suite. Il faut que je vous quitte, là...

