17-10-2009, 22:07
Hum, Didier...<br><i><br>Ny-t-il rien dans <b>votre</b> code qui permette de gracier un condamné ?"</i><p>Tu interprètes cette phrase comme "cette loi est celle du peuple et ne s'applique pas aux Souverains".<br>Moi, je l'interprète comme "je suis étrangère, je viens d'arriver, et je ne connais pas les lois de ma nouvelle patrie". Elle dit "votre" code, mais elle s'y soumet. Et en s'y soumettant, elle intègre de fait et de droit le pays de son époux, sans passe-droit.<p><i>après tout, on ne connait pas les crimes de cet homme, il est peut-être dangereux de le relâcher sans autre forme). Et l'on pourra de toute façon s'interroger sur une grâce accordée sans juger des faits ou des circonstances, pour d'aussi futiles raison que ne de pas "déplaire" aux époux royaux... Cela en fait, des questions </i>!<p>La grâce n'est pas accordée aux époux royaux. Elle est accordée parce qu'elle est inscrite dans la Loi et que les conditions sont remplies pour qu'elle s'applique.<br>Nulle part d'ailleurs, il n'est dit que cet homme n'est pas dangereux. C'est un condamné à mort. Lui-même parle d'une de ses "rares" bonnes actions. C'est donc qu'il n'en a pas commis beaucoup.<br>Quant à s'interroger sur une grâce accordée sans tenir compte des faits ou des circonstances, oserai-je dire que c'est précisément pour ça qu'elle est "grâce", qu'elle est "miséricorde" et pas "justice".<p><i>Je n'ai pas accusé les Juges du conte d'être "injustes" (ce qui serait un contresens, il ne font que rendre justice en appliquant le texte de la loi, mais j'y reviendrais plus bas), mais, très exactement, la loi d'être inique </i><br> aux "pauvres" vu que les riches eux-<br>La loi est inique pour toi. Le conte ne prétend rien de tel. Pas même qu'elle est plus dure pour les pauvres, puisque la somme demandée pour le rachat de la vie du condamné est telle que même le Roi et toute sa Cour ne peuvent rassembler la somme demandée.<br>(Quant à la peine de mort, elle me fait horreur, mais je ne te suivrai pas quand tu affirmes que seule une frange marginale de la population est favorable à son rétablissement. Interroges autour de toi quand un fait divers "particulièrement odieux" fait la "une")<p><i>inflexibles (au ducat prêt) et passionnels, non point épris de justice mais plutôt de sang </i><p>Eh bien, je dirais le contraire. C'est précisément cette inflexibilité qui les rend "justes". Ne pas mettre la main dans l'engrenage, pour ne pas se faire bouffer tout entier. Autrement dit, ne pas créer de précédent judiciaire pour ne pas remettre en cause l'indépendance de la Justice.<p>Et si tu tiens absolument à faire le rapprochement entre la situation du conte et le conflit actuel entre l'Exécutif et le Judiciaire, je te dirai que nous avons une situation inversée, où le Gouvernement français (en gros) fait plutôt pression sur les juges pour obtenir des condamnations plus sévères. Et, accessoirement, je rajouterai que ce qui m'a marquée dans le conte, c'est que le Peuple applaudit à la grâce du condamné, alors que dans la vraie vie, c'est bien rarement le cas (j'imagine déjà les "marches blanches" si la Reine Paola faisait gracier Dutroux. Ou même Adam G. ...)<p>

