02-11-2004, 14:57
Tiens, j'ai bien envie de jouer mon propre avocat, moi.
Messeiurs (dames), où diable est passé votre faculté d'imagination?
Excusez-moi du peu, mais on dirait de vieux théologiens acerbes plongés au dessus de la bible et qui psalmodient "les textes, les textes!" devant des écritures muettes ou presque sur un sujet qui leur tient trop à coeur.
Enfin! Il me semble inutile de rappeler que le légendaire tolkiennien contient assez de zones d'ombre estimables pour être interprétables par tout un chacun.
En l'occurence des rôdeurs, on ne sait pas grand chose.
Aussi qu'Halbarad fut un salopard à la Turin, je trouve cela un peu gros vis à vis de la place qu'il occupe, qu'il soit légèrement corrompu ou teinté de gris, pourquoi pas ? Que parmis, les rôdeurs ou parmis la compagnie grise il y ait de belles saloperies, cela ne me semble pas impossible, ni même imrpobable.
En l'occurence, absolument rien ne prouve le contraire, et l'histoire des hommes de Numenor est assez riche pour prouver que ce peuple d'hommes souffraient un peu plus que la normale d'une fièreté parfois encombrante, même les "fidèles", surtout peut-être même les fidèles qui, gageons, se voient sûrement parfois affublé d'une aigreur, au fond bien excusable (si tant est qu'on croie que ceci est un vice et qu'il est excusable, ce que je ne crois pas).
Preuve en est des petites rivalités mesquines des seigneurs de L'Arnor, dont ces rôdeurs sont, rappelons-le, les descendants directs.
Qu'Aragorn, soit lavé de tout soupçon, soit (encore que il y aurait bien des choses à redire! hehe!), que ses hommes soient tous des archétypes du héros sans peur et sans reproche, il y a un pas que je ne franchirai pas.
Rapelons à toutes fins utiles que le sda est une oeuvre hobbitocentrique et que ceux-ci ont bien naturellement été influencés par le charisme légendaire d'Aragorn, qui devient le paradigme du rôdeur.
Que la compagnie grise fût composée de personnages à la valeur égale d'Aragorn, je ne le crois pas. Les personnages peuvent se ressembler chez Tolkien, ils ne sont jamais identiques, et des ombres insoupçonnées peuvent parfois agiter les pensées d'un héros.
Aragorn, Beren et Faramir sont pourtant, il me semble, des exceptions de candeur. Il y a un risque à recopier leur shéma sur leurs troupes et amis respectifs.
Le risque d'enlever sa portée universelle et atemporelle à l'oeuvre tolkienienne, le risque d'enfermer le légendaire à une lecture exclusivement manichéenne (qui existe, mais n'est pas la seule), où les héros et tous ceux, qui en général combattent du côté des valar ou contre Sauron, sont immaculés et exempts de reproches pour peu que Tolkien ne se soit pas penché spécifiquement sur leurs personnalités, et en brosse rapidement le portrait de "héros".
Le légendaire nous prouve à maintes reprises, et par ses propres contradictions et relectures de personnages, qu'en grattant un peu la couche du mythe, on trouve des êtres nuancés et attachants parceque faillibles, malgré leurs hauts lignages.
On peut parfaitement imaginer les rôdeurs comme des êtres parfaits tout comme des crapules au coeur vaillant ou des êtres tout à fait hautains et amers qui cachent leur aigreur dans le mystère qu'ils suscitent et protègent le petit peuple pour que l'heure de leur hégémonie résonne à nouveau.
On peut leur attribuer bien des motivations et des caractères, mais on ne saurait exclure les autres possibilités de nuance que nous offre la palette des caractères humains en général, et dont Tolkien s'est maintes fois fait le peintre inspiré, à la manière de son Niggle.
Car le légendaire est un jeu, un puzzle dans lequel il manque volontairement des pièces que le lecteur/joueur doit construire, où certaines pièces sont doubles et pourtant de différentes couleurs, c'est un puzzle que l'on peut construire à l'envers, dont les pièces sont parfois interchangeables, et dont le résultat même offre parfois des formes différentes.
Au final, on obtient une myriade de cartes d'arda, dont aucune n'est semblable, certaines sont en trois dimensions, certaines possèdent le chemin qui mène à Valinor, certaines sont plus boisées que d'autres, et pourtant il s'agit toujours d'arda. Le légendaire dans sa globalité représente les différentes déclinaisons (et elles sont probablement infinies) de ces visions d'arda. Un peu comme les sentiments et les aspirations qui composent un être humain.
C'est d'ailleurs ce qui fait la magie de l'eouvre de Tolkien, sa portée universelle et intemporelle.
Messeiurs (dames), où diable est passé votre faculté d'imagination?
Excusez-moi du peu, mais on dirait de vieux théologiens acerbes plongés au dessus de la bible et qui psalmodient "les textes, les textes!" devant des écritures muettes ou presque sur un sujet qui leur tient trop à coeur.
Enfin! Il me semble inutile de rappeler que le légendaire tolkiennien contient assez de zones d'ombre estimables pour être interprétables par tout un chacun.
En l'occurence des rôdeurs, on ne sait pas grand chose.
Aussi qu'Halbarad fut un salopard à la Turin, je trouve cela un peu gros vis à vis de la place qu'il occupe, qu'il soit légèrement corrompu ou teinté de gris, pourquoi pas ? Que parmis, les rôdeurs ou parmis la compagnie grise il y ait de belles saloperies, cela ne me semble pas impossible, ni même imrpobable.
En l'occurence, absolument rien ne prouve le contraire, et l'histoire des hommes de Numenor est assez riche pour prouver que ce peuple d'hommes souffraient un peu plus que la normale d'une fièreté parfois encombrante, même les "fidèles", surtout peut-être même les fidèles qui, gageons, se voient sûrement parfois affublé d'une aigreur, au fond bien excusable (si tant est qu'on croie que ceci est un vice et qu'il est excusable, ce que je ne crois pas).
Preuve en est des petites rivalités mesquines des seigneurs de L'Arnor, dont ces rôdeurs sont, rappelons-le, les descendants directs.
Qu'Aragorn, soit lavé de tout soupçon, soit (encore que il y aurait bien des choses à redire! hehe!), que ses hommes soient tous des archétypes du héros sans peur et sans reproche, il y a un pas que je ne franchirai pas.
Rapelons à toutes fins utiles que le sda est une oeuvre hobbitocentrique et que ceux-ci ont bien naturellement été influencés par le charisme légendaire d'Aragorn, qui devient le paradigme du rôdeur.
Que la compagnie grise fût composée de personnages à la valeur égale d'Aragorn, je ne le crois pas. Les personnages peuvent se ressembler chez Tolkien, ils ne sont jamais identiques, et des ombres insoupçonnées peuvent parfois agiter les pensées d'un héros.
Aragorn, Beren et Faramir sont pourtant, il me semble, des exceptions de candeur. Il y a un risque à recopier leur shéma sur leurs troupes et amis respectifs.
Le risque d'enlever sa portée universelle et atemporelle à l'oeuvre tolkienienne, le risque d'enfermer le légendaire à une lecture exclusivement manichéenne (qui existe, mais n'est pas la seule), où les héros et tous ceux, qui en général combattent du côté des valar ou contre Sauron, sont immaculés et exempts de reproches pour peu que Tolkien ne se soit pas penché spécifiquement sur leurs personnalités, et en brosse rapidement le portrait de "héros".
Le légendaire nous prouve à maintes reprises, et par ses propres contradictions et relectures de personnages, qu'en grattant un peu la couche du mythe, on trouve des êtres nuancés et attachants parceque faillibles, malgré leurs hauts lignages.
On peut parfaitement imaginer les rôdeurs comme des êtres parfaits tout comme des crapules au coeur vaillant ou des êtres tout à fait hautains et amers qui cachent leur aigreur dans le mystère qu'ils suscitent et protègent le petit peuple pour que l'heure de leur hégémonie résonne à nouveau.
On peut leur attribuer bien des motivations et des caractères, mais on ne saurait exclure les autres possibilités de nuance que nous offre la palette des caractères humains en général, et dont Tolkien s'est maintes fois fait le peintre inspiré, à la manière de son Niggle.
Car le légendaire est un jeu, un puzzle dans lequel il manque volontairement des pièces que le lecteur/joueur doit construire, où certaines pièces sont doubles et pourtant de différentes couleurs, c'est un puzzle que l'on peut construire à l'envers, dont les pièces sont parfois interchangeables, et dont le résultat même offre parfois des formes différentes.
Au final, on obtient une myriade de cartes d'arda, dont aucune n'est semblable, certaines sont en trois dimensions, certaines possèdent le chemin qui mène à Valinor, certaines sont plus boisées que d'autres, et pourtant il s'agit toujours d'arda. Le légendaire dans sa globalité représente les différentes déclinaisons (et elles sont probablement infinies) de ces visions d'arda. Un peu comme les sentiments et les aspirations qui composent un être humain.
C'est d'ailleurs ce qui fait la magie de l'eouvre de Tolkien, sa portée universelle et intemporelle.
Pourtant, même dans ce jeu chaotique qu'est le puzzle du légendaire, il y a certaines pièces immuables qui font que ce récit ne peut être autre et conserve une identité propre, que Jackson a rarement su décrypté.(fallait que je la place; ))
Mais ce n'est pas parce que ce monsieur est passé outre certaines règles fondamentales, que le fait d'imaginer ou interprèter le légendaire dans ce qu'il a d'interprétable et de flou, constitue une jacksonnerie pour autant!
Satan.

