Je n'ai plus les détails en tête (bien qu'ayant bossé sur la question il y a un certains temps, pour mon petit article sur la lune et le soleil dans cette histoire), et je n'ai pas relu le texte depuis un bon moment. Mais il me semble qu'il faut noter que tous les développements tardifs de l'histoire de Finwë et Miriel présentés dans
Morgoth's Ring ne sont peut-être pas à mettre sur le même pied -- J.R.R. Tolkien, comme l'indique Christopher, a beaucoup expérimenté sur ce récit et ses implications 'théologiques' (en y revenant aussi plus tard dans le
Shibboleth of Feanor). Si le coeur du récit (le 'départ' de Miriel et l'ordonnance des Valar qui s'ensuit de son choix) semble avoir une structure assez définitive dans le Légendaire de cette époque, certains épisodes connexes, comme le 'retour' de Miriel, n'ont peut être pas le même caractère définitif (i.e. quant à savoir ce que Tolkien aurait figé dans le marbre s'il avait dû achever le Silmarillion). Mais je serais bien ennuyé de juger quelles parties du conte sont moins 'certaines' que d'autres (après tout le retour de Miriel chez Vairë, autre tisseuse, a aussi sa place dans l'herméneutique et la symbolique du conte).
Pour Mahal qui s'inquiétait de savoir si son niveau d'anglais est suffisant pour aborder HoME (en l'occurrence HoME 10 et 12, pour cette matière Feanorienne ;)... J'ai envie de dire que ces textes sont très beaux (probablement mes préférés avec les Wanderings of Húrin) et que le jeu en vaut largement la chandelle. Quant j'ai commencé à lire les HoME en anglais, peu après leur publication (c'était alors les Lost Tales, HoME 1 et 2, passablement illisibles et archaïsants!), mon niveau n'avait rien d'exceptionnel. Eh! J'ai fait des progrès en Anglais... Et lire Tolkien n'était pas la moindre des motivations pour cela :) -- Non, on ne comprend pas tout du premier coup, et un dictionnaire est parfois utile... mais c'est certainement plus ludique que bien des manières d'apprendre une langue aujourd'hui presque indispensable, en joignant l'utile à l'agréable. Et en découvrant soi-même le texte, vrai, pur, sans compromis. Oui, il faut tenter l'expérience. HoME 10 à 12 sont un bon début (beaucoup moins ingrats que les autres volumes).
Didier.