Désolé, Stalker, je n'ai pas le temps de répondre (et ce serait couper la parole à Yyr d'ailleurs ! ;-))) mais l'idée que la Faërie puisse fonctionner et que ce fonctionnement repose sur des postulats est justement une idée anti-faërique.
Ce sont les machines qui fonctionnent...
Quant à la Faërie, elle n'a qu'un seul postulat, celui de l'amour, un amour qui produit à la fois la compassion (ruth) et l'émerveillement (delight)*, un amour qui rejette tout désir de possession (an unpossessive love)**, à commencer donc par le désir d'être fondé sur d'autres postulats ;-)
(* et ** : Commentaire de Tolkien sur Smith de Grand Wootton; cf. Flieger, A Question of Time, p. 246).
Ce que je veux dire : pour être "entendue", Faërie n'a pas besoin d'être un système intelligible (cohérent) ou complet. Faërie émerveille justement par son incomplétude. Car cette incomplétude est appel à s'ouvrir au mystère une fois que la raison ne peut aller plus loin. Et si un sentiment de complétude est atteint (ou plutôt effleuré), c'est seulement au niveau du coeur émerveillé et non de l'esprit dépassé.
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La Maîtrise des Destinées
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18-11-2004, 14:09
Cependant, même s’il subsistera peut être toujours quelques petites incohérences, j’espère qu’on pourra lever les plus importantes. Pour moi, il en va de la créance secondaire! S’il n’y a pas de contradiction entre les postulats de départ, il suffit d’accepter ces derniers pour y croire. La Faërie fonctionne ainsi pour moi en tout cas.
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