HoME I, chapter IX - THE HIDING OF VALINOR.
"This then they did, and no channel in the seas was left that was not beset with perilous eddies or with streams of over-mastering strength for the confusion of all ships. And spirits of sudden storms and winds unlooked-for brooded there by Osse's will, and others of inextricable mist.
[...]
And of Osse's labour in those days are come the Magic Isles; for Osse set them in a great ring about the western limits of the mighty sea, so that they guarded the Bay of Faery, and albeit in those days
the huge glooms of that far water overreached all the Shadowy Seas and stretched forth tongues of darkness towards them, still were they themselves surpassing fair to look upon. And such ships as fare that way must needs espy them orever they reach the last waters that wash the elfin shores, and so alluring were they that few had power to pass them by, and did any essay to then sudden storms drove them perforce against those beaches whose pebbles shone like silver and
like gold. Yet all such as stepped thereon came never thence again, but being woven in the nets of Oinen's' hair the Lady of the Sea, and whelmed in agelong slumber that Lorien set there, lay upon the margin of the waves, as those do who being drowned are cast up once more by the movements of the sea; yet rather did these hapless ones sleep unfathomably and the dark waters laved their limbs, but their ships rotted, swathed in weeds, on those enchanted sands, and sailed never
more before the winds of the dim West."
HoME I, chapitre IX, LA DISSIMULATION DE VALINOR
"Et ils firent ceci, et ils ne laissèrent pas un chenal dans les mers qui ne fût assiégé de tourbillons périlleux ou de courants puissants pour la confusion de tous navires; des esprits d'orages soudains et des vents imprévus se tapirent là par la volonté d'Ossë, et d'autre de brume inextricable.
[...]
et des travaux d'Ossë en ces temps proviennent les Îles Magiques; car Ossë les plaça en un vaste anneau autour des limites à l'ouest de la puissante mer, de façon à garder la baie de Faërie, et bien qu'en ces temps les massives pénombres de cette eau lointaine recouvrissent toutes les Mers Ombreuses et étendissent des langues d'obscurité en leur direction, pourtant elles furent très belles à contempler. Et ces navires qui prennent ce chemin doivent les apercevoir avant de jamais atteindre les dernières eaux qui lavent les rives elfiques, si attirantes furent-elles qu'ils furent rares à pouvoir les dépasser, et y en eut-il pour le tenter, alors des orages subits les repoussaient de force contre ces plages dont les galets brillaient comme de l'argent et comme de l'or. Mais tous ceux qui mirent pied dessus n'en vinrent plus jamais, mais tissés dans les filets des cheveux d'Oinen la Dame de la Mer, et submergés par un sommeil aussi long que les âges que Lorien plaça là, ils restèrent étendus sur le bord des vagues, comme le font ceux qui, noyés, sont rejetés à nouveau par les mouvements de la mer; pourtant ces êtres infortunés dormaient plutôt et les eaux sombres rincèrent leurs membres, mais leurs vaisseaux pourrirent, enveloppés dans les algues sur ces sables enchantés, et jamais plus ne prirent les voiles devant les vents de l'Ouest lointain."
Silmo

