Dans cette optique, le mal est un instrument necessaire et indispensable au service des desseins d'Eru, desseins qui nous sont inconnus. Morgoth, même s'il s'imagine agire pour son propre compte, n'est que l'instrument d'Eru. Idem pour Sauron. Cela ressort du Silmarillon et plus encore du SDA. Il y a une volonté secrête, une destiné, qui dépasse et qui transcende les acteurs qu'ils soient au service du bien ou du mal car ils sont tous au service des plans d'Eru. Ils sont au service du projet divin d'Eru, et du destin qu'il a assigné à Arda.
Alors lorsqu'on aborde cette question du bien et du mal, on en arrive à la question du libre arbitre. Tous les héros ont un libre arbitre. Eru cherche à éprouver ses créatures, à les tester, et Morgoth, comme Sauron sont les instruments qui vont le lui permettre. Gandalf le sent bien quand il dit que leur devoir est de s'occuper de leur temps, que chacun est libre de faire ce qu'il veut du temps qui est imparti, mais que d'autres Sauron viendront par la suite.
Il y a clairement une influence judéo-chrétienne de ce point de vue là.

