1-L'arme (au sens militaire) de Tolkien des peuples supérieurs (comprendre Elfes, Hommes de l'Ouest et Nains dans une certaine mesure) est l'infanterie lourde. En effet, les grandes chevauchées épiques ne sont citées que pour le seul Rohan. A cela deux explications plausibles : Les Anglais n'ont jamais eu une vraie cavalerie dominante contrairement aux Français qui fondaient en elle des espoirs parfois faux. Ensuite, les forces antiques étaient de profondes formations comme les phalanges grecques et les tortues romaines. Le groupe se bat et non un amalgame d'individus. Il est question de profonds rangs de lanciers et d'armées adaptées à la guerre ouverte à l'apogée des royaumes elfes du premier âge, d'armures scintillantes et de la lumière des forces de tel ou tel prince elfe venu alors qu'inattendu. Les chevaux semblent donc exclusivement employés pour déplacer les armées mais non pour combattre, les forces elfes constituant donc plus une infanterie montée qu'une cavalerie (ou une charrerie, aussi absente) stricte.
C'est d'autant plus surprenant que le Beleriand est assez propice à des unitées montées puisque dépourvu de reliefs dominants.
Les forces antiques utilisaient peu la cavalerie et la charrerie ; Les chars puis les chevaux seuls furent initialement (et dans l'ordre) utilisés pour rattraper les troupes en fuite et les empêcher de se réorganiser avant d'être considérées comme des forces véritables (génèse mésopotamienne). Cela peut être illustré dans la fuite du Roi Sorcier devant glorfindel et Earnil, où ces deux personnes sont à cheval puisque c'est la monture d'Earnil qui le trahit. Enfin, Isildur, se déplacant à cheval, préfère former l'anneau défensif (laager en hollandais) pour tenir tête aux orques plutôt que de fuir ou de rester monté.
Tolkien fait beaucoup de cas (en bon anglais qui se respecte) de la marine et donc des forces de débarquement généralement dépourvues de chevaux par manque de place. Mais, finalement, la cavalerie, sur cheval ou sur Ouargue, n'apparaît dans son oeuvre que tardivement.
Pour le chiffre sept, eh bien c'est un chiffre sacré et divin (chargé positivement dans toutes les religions, du christianisme à l'islam et du boudhisme à l'animisme le plus fade). Trois est un chiffre masculin (que les messieurs baissent la tête et ils comprendront sûrement pourquoi) et quatre un chiffre féminin (mesdemoiselles, même manoeuvre mais plus introspective : oui, vous avez quatre lèvres inférieures). Par exemple, les dieux "males" dominants du panthéon greco-latin sont au nombre de trois (Zeus, Poseidon et Hadès), la quatrième et seule soeur "dominant" étant Demeter. Nombre de livres de philosophie des sciences exposent ce fait ; Le 7, compris comme le 3+4, est l'union "joyeuse et créatrice" des deux sexes donc un symbole d'unité, de bonheur et de fécondité.
Les chiffres sacrés "positifs" sont donc 1 ("le" 1, unique, indivisible), le 3 (cf. ci-dessus), le 4 (idem), le 7 et le 10 (comme les doigts de la main). Les chiffres négatifs sont le 6 (le "presque 7, comme Satan était le "presque Dieu puisque le second voulant être calife à la place du calife) et le 9 considéré comme le "presque 10". Tolkien a joyeusement puisé là dedans. Voilà voilà...

