D’après Adam Rosman cette description répond à la définition de la torture telle qu’elle est donnée par l’ONU. Il discute ensuite si cette torture pourrait être justifiable. Il cite certains philosophes qui admettent éventuellement une torture mesurée et non létale sous certaines conditions.
- le besoin impératif d’obtenir immédiatement des informations
- ne disposer d’aucun autre moyen de se procurer ces informations
- ces informations doivent permettre de sauver de nombreuses vies.
Le cas typique serait celui d’un terroriste ayant déposé une bombe dans un lieu publique qui doit exploser bientôt mais qui refuse de dire ou elle se trouve. Il y aurait beaucoup à dire pour savoir si réellement l’usage de la violence est acceptable même dans ces conditions, mais le plus troublant est que l’auteur arrive à démontrer que dans le cas précis aucune de ces conditions n’est remplie. Gandalf serait donc un tortionnaire pur et simple.
En poursuivant cette réflexion, je me suis souvenu de Aragorn disant qu’il est parvenu à mater Gollun uniquement par la privation de nourriture et de boisson. Ce qui constitue aussi une forme de maltraitance.
Que pensez vous de ce idée (neuve pour moi) des gentils héros tortionnaires?

