Au sujet des êtres "quasi-divins", de prophètes et des mages...
Gandalf est un "envoyé de Dieu" (pour faire simple) . On retrouve ce type de personnages - qui qu'en général d'origine humaine - dans moult romans dits "de l'imaginaire", qu'ils soient Fantasy, SF .... ou plus anciens. Et ce qui m'a le plus frappé, c'est que Gandalf, contrairement à ses homologues, garde malgré sa dureté une "humanité" profonde. Il n'y a pas chez lui le côté "on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs", même si, pour accomplir sa mission, il doit mettre la vie de nombre de personnes en (grand) danger. Il ne les "manipule" pas. Il leur expose une situation et leur demande d'agir. Il est dur, pas implacable.
Chez des personnages comme Lord Asriel - A la crisée des Mondes (qui n'hésite pas à tuer froidement un gamin venu lui demander asile), les Bene Gesserit - Dune (qui sélectionnent les gens comme du bétail reproducteur, les manipulent, et se débarrassent de ceux qui ne sont pas conformes à leur projet), Belgarath - La Belgariade et la suite (qui sacrifie froidement une civilisation entière), Merlin -Le Roi de l'Hiver et la suite) - qui élève pour ainsi dire un enfant et un adolescent dans le but de les sacrifier, Viviane - Les Dames du Lac (qui pousse sa fille adoptive à l'inceste) la "mission"; quelque part, oblitère l' "humanité. Pas chez Gandalf.
Alors, la scène avec Gollum ? Je l'ai dit plus haut, j'y vois plus un "duel mental" que de la toture. Au sujet de la torture elle-même, je crois avoir été assez claire en d'autres pages pour ne pas à avoir à redire ce que j'en pense. Je crois simplement qu'il ne faut pas mettre sur le même pieds un interrogaroire serré, même avec privations (qui relève aussi du duel mental), une arrestation musclée, ou une séante de tourniquet, tabassage systématique, noyades contrôlées et chocs électriques.

