Une autre question est : si Gollum avait résisté, jusqu'où Gandalf serait-il allé? Désolée mais je n'arrive vraiment pas à l'imaginer en bourreau. S'agit pas de manichéisme, mais ça ne "colle" pas avec tout ce qu'on sait du personnage, ses façons de parler, d'agir, de réagir, les idées et les émotions qu'il inspire. Non. Dans la réalité, on ne peut présumer de personne, mais ici, il s'agit d'un roman. Tolkien aurait-il insisté à ce point sur les valeurs positives incarnées par le personnage de Gandalf - compassion, pardon, compréhension, espoir, courage - pour en faire un tortionnaire occasionnel ("mais comprenez, j'avais pas le choix, là...") ? Il peut être dur, il peut être effrayant, mais il ne peut pas tomber au niveau d'un Sauron.
Il refuse l'anneau qui est une tentation bien plus puissante. Pourquoi aurait-il cédé là? Il refuse même de se venger de Saruman (l'avait pourtant une bonne raison) : il l'empèche de nuire en brisant son pouvoir, c'est tout. Et soit dit en passant, si le magicien de toutes les couleurs avait été détruit à Isengard, ç'aurait épargné bien du malheur à la Comté.... mais ça nous aurait privé du dernier chapitre :-D).
Ou alors ... je m'aveugle moi-même, tant j'ai envie de voir en lui un personnage positif et totalement généreux ...

