Ce qui est marrant parce que j'ai failli évoqué la possibilité d'une approche littéraire classique pour les textes fictifs (dont tu remarques judicieusement qu'ils décrivent parfois d'autres textes, également fictifs : on a donc parfois un texte triple !). Ce qui m'a retenu c'est que je trouvais ça un peu "tiré par les cheveux", mais tu sautes le pas hardiment en affirmant que la critique littéraire classique pourait étudier le sous-objet qu'est le texte fictif. Je ne suis pas versé dans cet appareil critique (je suis plutôt dans l' "appareillage linguistique", qui rejoint et complète parfois celui de la littérature : narrativité, sémantique textuelle, sémiotique du discours, etc. — et encore, je débute là-dedans !), mais je pense que, de part la nature des textes fictifs ("contenus" dans les textes réels et accessibles uniquement à travers ces derniers), une telle analyse classique est sans doute "limitée" à notre connaissance de ces textes fictifs, c'est-à-dire à ce que les textes réels nous laissent percevoir de ces derniers. Mais je n'attend qu'à être surpris ou contredit par une démonstration ! ;)
Sébastien.

