20-06-2006, 18:56
Mais justement, pas plus dans le Graal que dans un récit où le chevalier va libérer une princesse, ce n'est pas forcément celui qui subi la malédiction qui va en trouver l'issue.
Perceval n'est pas atteint par la malédiction de la Terre Gaste, et c'est pourtant lui qui va retrouver le Graal et sauver le royaume du roi pêcheur.
Une princesse enlevée ou enfermée est sous le joug d'une autre malédiction (celle d'être enfermée justement), et c'est son chevalier servant qui va braver les dangers pour la libérer de cette malédiction.
Le moteur de son action, c'est l'amour, mais ce qui met en route la mécanique du récit, c'est la malédiction initiale (comprise au sens large, j'espère que vous l'aurez compris après tant d'exemple).
Perceval n'est pas atteint par la malédiction de la Terre Gaste, et c'est pourtant lui qui va retrouver le Graal et sauver le royaume du roi pêcheur.
Une princesse enlevée ou enfermée est sous le joug d'une autre malédiction (celle d'être enfermée justement), et c'est son chevalier servant qui va braver les dangers pour la libérer de cette malédiction.
Le moteur de son action, c'est l'amour, mais ce qui met en route la mécanique du récit, c'est la malédiction initiale (comprise au sens large, j'espère que vous l'aurez compris après tant d'exemple).
La vengeance est effectivement souvent le moteur d'une quête, surtout dans les scénarios américains. Mais la vengeance peut être parfois considérée comme la réparation d'une malédiction : un homme injustement privé de ses biens, un proche assassiné, cette malédiction atteint le héros qui veut réparation (en devenant lui-même malédiction : tu m'as maudis, je te maudis !)
Peu importe qui est Frodon, il est chargé de détruire une malédiction lui aussi.

