Intéressante remarque qui je crois touche à la conception profonde de Tolkien pour la faërie conçue selon sa propre sensibilité ... (argh! je fais un peu d'externisme pour une fois, mais tant pis -- il me semblait bien que cette histoire d'animaux qui parlent avait déjà été évoquée par Tolkien quelque part dans un texte lui-même externiste). Une des clefs importantes tiens dans cette remarque technique de Tolkien de l'essai On Fairy Stories (Du Conte de Fée, paru en français dans le recueil Faërie:
C'est peut-être donc davantage dans cette optique de démarche humaine (et elfique en particulier) de compréhension et de recherche d'une harmonie avec la nature qu'il faut ressentir et appréhender le problème du langage animal chez Tolkien.
Dans le hobbit, les animaux semblent ouvertement plus ouvertement plus "humains". Cela tient à mon sens également du mode de récit du Hobbit, ouvertement écrit comme conte pour enfant, prenant en compte le fait que Tolkien était conscient de la faculté de plaire aux enfants d'un récit mettant en scène des animaux. Roverandom en est un bon exemple; également une autre référence de On Fairy Stories tend à nous faire penser dans ce sens :
Pour les corbeaux et les corneilles, je n'ai pas refouillé en détail et suis simplement allé à la recherche du passage de l'ouverture de la parte, qui comme par hasard contient la petite précision qu'il faut ;) :
Voilou, nous devrions sans doute aller à la chasse aux animaux qui parlent pour plus de rigueur (mais pour ma part je vais pour l'instant me contenter de suivre la voie de Beren :p).
Ben
PS : désolé pour les non-traductions et les références incomplètes.
PPS : Necs, terriiiible, ton article ;)

