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Du détail géographique: Entre berges et collines
#2
Hiswelókë >>> « Comprendre les langues elfiques, cela ne saurait se résumer à les prendre comme un tout unitaire, uniquement linguistique. Le risque est d'y broder d'improbables significations. Non c'est parfois, comme ici, se laisser porter et se rappeler ce que Tolkien en pensait : Elles suscitent le récit qui les utilise -- et ce dernier les enrichit aussi en retour... "Car à connaître le simple nom d'un homme", me direz-vous peut-être, "nous en savons maintenant un peu plus sur ce qu'il est vraiment, et il nous plaît d'imaginer sa modeste masure, avec sa paisible tonnelle ombragée d'où contempler, tout en devisant doctement sur le Marrissement du Monde, l'Anduin majestueux qui serpente entre les collines." »

Tes dernières observations, cher Didier, suscitent en moi une interrogation : si les auteurs de fantasy ne sont pas des philologues comme l'était Tolkien, s'ils ne peuvent pas inventer des langues comme l'a fait Tolkien, sont-ils condamnés à vivre dans l'ombre de la statue du maître, et à écrire des récits pauvres et sans épaisseur ?
Sauf erreur de ma part, il me semble t'avoir entendu dire un jour qu'inventer une langue n'est pas, sur le principe, si impossible que cela, même pour quelqu'un qui n'a pas de formation de linguiste ou de philologue... Comment toutefois procéder dans ce cas-là ? Les créateurs d'univers de fantasy peuvent-ils s'en sortir, de façon originale, sans être des spécialistes des langues ?

Amicalement, :-)

Hyarion.

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