Compte tenu du peu que l'on sait sur ses goûts en matière culinaire, gageons effectivement que la cuisine n'était pas du tout sa spécialité... Par ailleurs, les raisons de sa détestation de la cuisine française restent pour moi une énigme : il est allé jusqu'à sous-entendre, dans sa correspondance (lettre 213 du 25 octobre 1958), que les Hobbits, d'un certain point de vue, devaient détester la cuisine française, puisque lui-même se définissait comme "un Hobbit (en tout sauf pour la taille)" ! ;-)
Lambertine >>> « Et quitte à ce qu'un auteur non-linguiste, même amateur, utilise une langue qui n'est pas "celle du texte" pour donner de l'exotisme à son livre, autant qu'il en utilise une existante. Mieux vaut les multiples termes arabes rencontrés dans les pages de Dune que le pseudo-elfique de Paolini. »
A vrai dire, on parle beaucoup des langues elfiques que Tolkien a inventé, mais on a tendance à oublier que lui-même a utilisé, dans son oeuvre de fiction, des langues réelles telles que l'anglo-saxon, le vieux norrois, ou le gotique...
De fait, l'auteur non-linguiste ou non-philologue ferait sans doute mieux, pour valoriser son texte, de se concentrer, avant tout, sur la richesse de sa langue d'écriture et, éventuellement, sur celle de langues existantes pour un exotisme toponymique, patronymique et/ou lexical : cela permettrait d'éviter de mauvaises copies de Tolkien, qui, lui, a la particularité d'avoir d'abord créé ses langues imaginaires avant de créer l'univers de fantasy dans lequel elles sont censées avoir été parlées...
Le fait qu'un auteur préfère utiliser les langues réelles pour son récit peut être, dans ce cas-là, davantage une preuve de sagesse et d'humilité qu'un signe d'ignorance ou de manque d'originalité...
Cordialement, :-)
Hyarion.

